Cameroun: Secteur bois et COVID-19 - Les doléances des opérateurs

Giorgio Giorgetti, président du Groupement de la filière bois du Cameroun a présenté hier au Minfof, les difficultés actuellement rencontrées par les entreprises forestières.

Au bord de l'asphyxie. Ainsi se présente le secteur forestier au Cameroun. Un état des lieux dressé hier au 6e étage de l'immeuble ministériel n°2 par Giorgio Giorgetti, président du Groupement de la filière bois du Cameroun (Gfbc) à Jules Doret Ndongo, ministre des Forêts et de la Faune (Minfof). Déjà mise à mal par la récession qu'a connue la Chine (grand consommateur mondial de bois) en début d'année, « avec le coronavirus, la situation du secteur forestier s'est aggravée », a déclaré le représentant syndical des opérateurs forestiers.

En interne, face à la pandémie, ceux-ci ont procédé à des licenciements du personnel (d'abattage notamment) ou à des rotations du personnel tout en diminuant les heures de travail pour les mieux lotis. A ceci s'ajoute une baisse considérable de la production ou de l'abattage des arbres. Ce qui n'est pas sans conséquence en matière de paiement de la redevance forestière annuelle (Rfa) en contrepartie de l'exploitation des Unités forestières d'aménagement (Ufa).

Dans l'immédiat, le Gfcb qui contribue à hauteur de 9 milliards de F par an au titre de la Rfa, sollicite la révision des paiements des échéances de cette redevance des 15 juin et 15 septembre prochains. Dans le même ordre d'idées, les exploitants forestiers souhaitent que soit revue provisoirement la taxe d'abattage à son niveau de 2018. Soit 2,5% au lieu des 4% prévus par la loi de finances 2020. Avec la chute des prix, l'annulation des contrats, il est souhaité le retour des droits de douane sur le bois transformé à leur précédent niveau. 5,65% jugés supportables, contrairement aux 10% fixés par la loi de finances en cours.

A Jules Doret Ndongo, Giorgio Giorgetti a salué le déblocage par le chef de l'Etat de 25 milliards de F en faveur des entreprises pour le remboursement des crédits Tva. Le président du Gfbc a par ailleurs proposé des mesures pour faire face à la multiplication des contrôles qui impactent négativement les exportations. C'est le cas entre autres des contrôles phytosanitaires, des contrôles des administrations des douanes, des eaux et forêts ainsi que de la SGS, le paiement de 12 000 F de pont bascule à l'entrée du port de Douala, en dépit de l'acquisition, par la plupart des entreprises des équipe- ments de pesage agréés par l'Etat. Réceptif de toutes ces plaintes, le Minfof a promis les répercuter à sa hiérarchie .

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