Madagascar: Journée mondiale de l'hygiène menstruelle - Sensibilisation des adolescentes défavorisées à Ampefiloha

Divisées en plusieurs groupes, les jeunes riveraines du canal Andriantany ont suivi avec concentration les cours donnés par les sages-femmes de Safem. (crédit photo : Princy)

A l'occasion de la célébration de la Journée mondiale de l'hygiène menstruelle, le centre de santé, d'éducation et de bien-être pour les jeunes filles (Safem) s'est rendu à la "Réunion Kely" (Près du canal Andriantany) le 28 mai dernier afin de mener une action de sensibilisation auprès des jeunes filles de 12 à 18 ans dans ce quartier. Une petite salle a été aménagée pour l'occasion afin de recevoir les centaines de jeunes filles qui ont bien voulu assister à cette formation donnée par les sages-femmes du projet Safem. Au programme, des leçons sur les différents moyens qui permettent de bien se nettoyer en période de menstruation.

Mais pas seulement cela, la vie relationnelle, affective, sexuelle, familiale et celle sociale ont aussi été abordées afin d'éduquer ces jeunes adolescentes. « A Madagascar, il est quasi impossible pour les jeunes filles de recevoir une éducation pertinente sur les menstruations, la vie relationnelle et sexuelle. L'attachement aux valeurs morales en est la principale cause. Ce manque d'information est un danger permanent qui menace l'avenir de ces enfants, et il est temps que cela s'arrête », a fait remarquer le chef de projet de Safem, Sabrina Marengy.

Conséquences des menstruations. Toujours selon les responsables au niveau de l'ONG Safem, les menstruations seraient une des principales causes qui conduisent les jeunes filles malgaches à abandonner les bancs de l'école. C'est pour cette raison que cet organisme souhaite mettre les "protections hygiéniques" à la portée de toutes. Ainsi, lors de cette journée de sensibilisation, des kits de produits d'hygiène menstruelle et des goûters ont été distribués aux participantes.

Cependant, force est de constater que malgré les efforts de certaines organisations pour informer les jeunes adolescentes dans les bas quartiers des bonnes règles d'hygiène, le manque d'infrastructure demeure un grand problème. Hier, lors de notre descente à la "Réunion Kely", nous avons remarqué que ces jeunes filles ne disposent même pas de salle de douche et d'eau courante pour bien se laver. Selon les explications du chef de secteur, ces jeunes filles ne prendraient une douche que très rarement car il faut payer 500 ariary pour faire sa toilette dans les douches publiques. Or, beaucoup d'entre elles ne peuvent pas se permettre une telle dépense. Mais malgré le manque de moyens, au moins ces jeunes filles sont au courant des bons gestes à adopter en période de menstruation, elles ont maintenant besoin de mettre en pratique ce qu'elles ont appris.

Plus de: Midi Madagasikara

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