Burkina Faso: Hector Ouedraogo - « Il ne faut pas encore ouvrir une autre brèche préjudiciable dans notre système éducatif »

Le Premier ministre Christophe Joseph Marie Dabiré a échangé successivement, dans la matinée du 28 mai 2020, avec l'Union nationale des associations des parents d'élèves du post-primaire, secondaire et supérieur du Burkina (UNAPES-B), et le Haut conseil du dialogue social (HCDS) à la Primature.

Si les premiers visiteurs ont échangé avec le chef du gouvernement sur leurs préoccupations à l'épreuve du Covid-19, les seconds, quant à eux, ont évoqué leur intention de formuler une réponse collective du monde du travail à la lutte contre la pandémie.

La situation nationale qui est marquée par le Covid-19 a eu des conséquences dommageables sur le calendrier scolaire et dans le monde du travail burkinabè.

C'est pour échanger en vue de sauver ce qui peut encore l'être, que l'Union nationale des associations des parents d'élèves du post-primaire, secondaire et supérieur du Burkina (UNAPES-B) et le Haut conseil du dialogue social (HCDS) ont successivement été reçus par Christophe Joseph Marie Dabiré, Premier ministre.

Pour les premiers à être reçus, à savoir l'UNAPES-B, il a été question, selon cette Union, d'échanger avec le chef du gouvernement, sur leurs préoccupations dans ce contexte de Covid-19 qui a engendré des conséquences sur le calendrier scolaire.

« Nous avons voulu prendre langue avec le chef du gouvernement pour échanger sur la rentrée prochaine et la réouverture des classes qui est annoncée. Il a eu une oreille attentive des préoccupations que nous lui avons exprimées.

Et il s'est personnellement engagé pour échanger avec ses collaborateurs afin qu'ensemble, nous puissions atteindre les objectifs que nous poursuivons, qui sont une éducation de qualité et rayonnante », a expliqué Hector Ouédraogo, président de l'UNAPES-B.

Pour sauver l'année scolaire en cours, le gouvernement, à l'issue du conseil des ministres du mercredi 27 mai dernier, a pris la décision de valider l'année scolaire 2019-2020 pour les classes intermédiaires, en attendant les résultats des classes d'examens. Pour l'Union des parents d'élèves, cela fait partie des prérogatives du gouvernement.

« Nous n'avons pas de commentaire particulier à faire. Puisqu'il y a eu plusieurs propositions qui avaient été faîtes. Mais le gouvernement a le dernier mot.

Notre faîtière, hier comme aujourd'hui, accompagnera le gouvernement dans les décisions prises pour l'atteinte des objectifs, bien entendu dans l'optique que ces décisions ne soient pas préjudiciables aux élèves, à nos enfants », a fait savoir le président de l'UNAPES-B.

Et d'ajouter : « Notre rôle, c'est d'accompagner le gouvernement pour la réouverture des classes afin d'éviter que des générations futures ne soient sacrifiées ». Autre fait qui a fait réagir cette Union, c'est l'annonce d'une grève de 96 heures au Supérieur.

Pour Hector Ouédraogo et ses camarades, il faut que le gouvernement et les partenaires sociaux puissent privilégier le dialogue et la communication. « Il ne faut pas encore ouvrir une autre brèche préjudiciable à notre système éducatif, à notre pays tout entier », a souhaité Hector Ouédraogo.

« Il faut faire preuve de solidarité »

Autre secteur, autre défi. Et ce n'est pas ce qui manque en ce temps de Covid-19. En effet, après l'UNAPES-B, le Premier ministre a reçu en cette même matinée du 28 mai 2020, une délégation du Haut conseil du dialogue social (HCDS), conduite par son premier responsable, Domba Jean Marc Palm.

Certes, ils sont aussi des parents d'élèves mais ils ont plutôt échangé avec Christophe Joseph Marie Dabiré, sur les conséquences de cette pandémie dans le domaine du travail.

« En tant qu'une structure qui a trois composantes que sont le gouvernement, les travailleurs et le patronat, nous avons entrepris une série de rencontres avec ces composantes-là, en vue de proposer une riposte commune aux conséquences de cette maladie.

Après des concertations qui seront engagées avec celles-ci, nous allons leur proposer des solutions pour une riposte commune à la pandémie.

Il faut faire preuve de solidarité et cette solidarité doit être faite de façon concrète », a indiqué Domba Jean Marc Palm, président du HCDS.

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