Congo-Kinshasa: 40 morts dans deux attaques

Elles ont eu lieu lundi et mardi derniers dans le Nord-Est du pays et sont attribuées aux rebelles ougandais

40 morts. C'est le bilan confirmé par le bureau conjoint des Nations unies aux droits de l'homme. Pour sa part, le Kivu Security Tracker, la plateforme de surveillance de Human Rights Watch et du GEC (Groupe d'étude au Congo), qui recense les violences dans l'Est, a même dénombré 43 victimes.

Les rebelles ougandais font officiellement l'objet d'opérations militaires depuis des mois, délogés de leurs principales bases dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu. Malgré tout, ils sont de plus en plus actifs, y compris dans la province voisine de l'Ituri.

La tuerie qui a eu lieu entre lundi et mardi est attribuée aux présumés rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF). Les attaques ont ciblé les villages Samboko et Tikamaibo.

« On avait pensé que les opérations militaires allaient contribuer à infléchir les attaques contre la cible militaire et civile, mais c'est plutôt le contraire. Il y a un lien entre les attaques contre les civiles et les opérations militaires comme beaucoup d'otages libérés l'ont laissé entendre.

Ils étaient pour la plupart porteurs de message venant des ADF disant que tant que les militaires vont continuer de les attaquer, ils vont s'en prendre aux civils », a confié à la presse Abdoul Aziz Thioye, patron du bureau conjoint des Nations unies aux droits de l'Homme. Il s'agit donc des représailles contre les différentes cibles.

Le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole de l'armée en Ituri a indiqué que les troupes congolaises investissent dans les zones touchées pour neutraliser les assaillants.

Le territoire d'Irumu, limitrophe de Beni, est devenu le sanctuaire des ADF depuis janvier. « Le nombre de massacres dans cette zone augmente fortement », note le baromètre sécuritaire de Kivu.

Au moins 300 civils ont été tués depuis janvier en Ituri dans des violences attribuées aux ADF. Plus de 200 000 personnes sont déplacées, selon des chiffres fournis par l'Union européenne, interpellant Kinshasa et l'ONU.

Plus de: Cameroon Tribune

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