Afrique Centrale: Développement de la région du lac Tchad - 206 milliards de la Banque mondiale

Ces fonds, dont le décaissement a été approuvé mercredi dernier, vont aider à améliorer les conditions de vie des populations dans les pays autour de ce point d'eau.

Le Groupe de la Banque mondiale a approuvé, mercredi 27 mai dernier, deux opérations de l'Association internationale de développement (IDA), en faveur du projet de développement de la région du lac Tchad. Montant total 346 millions de dollars, soit un peu plus de 206 milliards de F.

Selon le communiqué de la BM, ces fonds sont destinés à « financer le renforcement de la résilience et des moyens de subsistance dans la région du lac Tchad, à la frontière de quatre pays que sont le Cameroun, le Niger, le Nigéria et le Tchad. »

On y précise que ces deux nouvelles opérations s'attachent à renforcer la collaboration régionale entre les quatre pays, afin de soutenir les communautés vivant à proximité du lac Tchad et améliorer les conditions de vie de la population, notamment des femmes et des jeunes vulnérables qui sont plus fortement confrontés aux conséquences négatives du changement climatique et à l'insécurité.

Dans les détails, le projet pour la relance et le développement de la région du lac Tchad (Prolac), qui a bénéficié d'un financement de 170 millions de dollars (101,26 milliards de F) a pour objectifs d'appuyer les plateformes de coordination nationale et régionale et le renforcement des capacités locales.

Il vise aussi à contribuer à la restauration d'une mobilité rurale durable et de la connectivité, et consolider la reprise des activités agricoles rémunératrices dans certaines régions du Cameroun, et provinces du Niger et du Tchad.

Le Prolac accroîtra également l'autonomie des communautés, en misant sur l'engagement citoyen, les activités de cohésion sociale et les travaux publics à forte intensité de main-d'œuvre ; il soutiendra la remise en état des routes rurales et des petites infrastructures de transport ainsi que des investissements productifs pour augmenter la productivité dans les polders du Tchad et développer l'agriculture dans les oasis du Niger comme dans les zones proches du lac Tchad dans la région de l'Extrême-Nord, au Cameroun, entre autres.

Quant aux 176 millions de dollars (environ 104,83 milliards de F) destinés au projet multisectoriel de sortie de crise pour le Nord-Est du Nigeria, ils correspondent à un financement additionnel pour aider les autorités à améliorer l'accès aux services de base et les débouchés économiques des communautés touchées par la crise dans les Etats du Nord-Est du pays (Adamawa, Borno et Yobe) tout en renforçant la coordination entre ces États et les autres pays riverains du lac Tchad. Complétant une opération en cours dotée de 200 millions de dollars (119 milliards de F), il met l'accent sur les moyens de subsistance et les investissements dans la filière agricole.

Ces projets ont pour finalité de juguler le manque d'infrastructures, la faiblesse de l'accès aux services de base et l'impact sévère du changement climatique sur les ressources naturelles et les moyens de subsistance. Mais aussi d'aider les plus de 49 millions de personnes dont la vie est perturbée depuis 2009 par l'insécurité ambiante qui les empêchent de gagner leur vie à travers la pêche, l'élevage ou l'agriculture.

Plus de: Cameroon Tribune

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