Angola: Le COVID-19 entrave la mise en oeuvre des programmes et projets - PR

Luanda — Le Président de la République, João Lourenço, a déclaré vendredi à Luanda que le nouveau coronavirus, associé à la baisse du prix du baril de pétrole sur le marché international, avait des conséquences négatives sur l'économie du pays, rendant difficile la mise en ?uvre des programmes et projets.

S'exprimant lors de la réunion avec la société civile sur l'impact du Covid-19 sur l'économie et la vie des familles, le chef de l'Etat a souligné que les ressources pétrolières représentent, pour l'Angola, plus de 60% des recettes fiscales et plus de 90% des recettes d'exportation.

Il a rappelé, dans son intervention au Centre de convention de Talatona, que de janvier à mars de l'année en cours, le prix du pétrole, principal produit d'exportation du pays, avait baissé de 67%, le baril passant de 69 à 22 dollars américains.

João Lourenço a souligné le fait que la remontée du prix du pétrole reste lente, se situant ces derniers jours en moyenne autour de 30 dollars le baril.

Il a précisé que les effets de cette situation, défavorables à l'économie nationale, avaient également entraîné une réduction des recettes en devises et, par conséquent, une diminution de la capacité de payer à l'étranger et une réduction des recettes fiscales de l'État, ce qui rendait difficile la mise en œuvre de nombreux programmes et projets.

Il a rappelé que, pour faire face à cette situation, l'exécutif angolais avait adopté des mesures de soutien aux entreprises et aux familles, parmi lesquelles la révision du Budget de l'État général (OGE, sigle en portugais) pour 2020.

Avec la révision de l'OGE, selon le Chef de l'État, le prix de référence du baril passera des 55 dollars actuels à "une valeur plus réaliste et compatible avec la tendance actuelle qui se vérifie dans la trajectoire du prix de ce produit sur le marché international".

Le Président João Lourenço a déclaré que le gouvernement avait pris des mesures, qu'il jugeait courageuses, pour réduire les dépenses de l'État, ayant réussi à obtenir des soldes budgétaires positifs en 2018 et 2019.

L'Angola vient d'un état d'urgence qui a duré deux mois et, depuis le 26 mai, il connaît une phase d'exception différente, l'état de calamité publique, qui perdurera tant que subsistera le risque de propagation massive du nouveau coronavirus.

Pour cette phase, des mesures ont été prises pour assurer un meilleur équilibre entre la stratégie sanitaire de prévention et de lutte contre le covid-19 et la nécessité de relancer progressivement l'activité économique et le retour à la normalité de la sociale.

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