Ile Maurice: Vans scolaires - Comment faire face avec moins d'enfants?

Après désormais plus de deux mois de lockdown et les établissements scolaires qui ne sont pas près de rouvrir, les vans scolaires ne sont pas au bout de leurs peines. Même si les crèches et garderies seront opérationnelles dès mardi, les chauffeurs de vans scolaires sont face à un véritable casse-tête : comment assurer leur viabilité puisqu'ils devront transporter moins d'enfants afin de respecter les mesures sanitaires.

Vérification des températures, nombres réduits de passagers et communication continue avec la direction des établissements... Ce sont là autant de protocoles auxquels ils devront se soumettre.

Bruno Achilles, chauffeur dans le sud de l'île, raconte que des parents essayent de le joindre depuis l'annonce de la ministre. «Les parents me demandent de se charger d'aller quitter et récupérer leurs enfants à leurs écoles.» Malheureusement, comme indiquent les mesures, il ne pourra pas transporter plus que quatre enfants. «J'ai un protocole à respecter désormais. Je serai responsable de la sécurité de ces enfants et je me dois de suivre les mesures à la règle.»

Auparavant, Bruno Achilles transportait six élèves de la maternelle tous les matins, mais à partir de mardi matin, il n'aura droit à seulement quatre petits voyageurs. «Deux enfants de moins, c'est quand même quelques billets en moins par à la fin du mois. Il serait peut-être judicieux de revoir le paiement mensuel afin de m'assurer de ne faire aucune perte car j'aurais également mon aide-chauffeur à payer à la fin du mois.»

Tyron Meethoo, chauffeur dans la région de La Tour Koenig souligne quant à lui qu'il se demande encore si ça vaut la peine de reprendre le service pour les enfants à partir de la semaine prochaine. « Brûler de l'essence pour n'aller déposer qu'un enfant à la crèche tous les jours n'est pas à mon avantage», confie-t-il. «Le nombre d'élèves de maternelle ou de crèche pour les vans scolaires de ma région n'est pas conséquent. On ne sort pas gagnant dans cette nouvelle situation. On est à sec depuis le mois de mars car des parents ne nous ont pas payés depuis le confinement et beaucoup d'entre nous n'ont pas bénéficié de l'aide de la MRA», explique-t-il.

Plus de: L'Express

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