Congo-Kinshasa: Evêque Mukuna - La prochaine audience fixée au 5 juin 2020

L'Evêque Pascal Mukuna a comparu pour la première fois, vendredi 29 mai 2020, devant le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Kalamu qui s'est déplacé à la prison centrale de Makala, dans l'affaire l'opposant à Mamie Tshibola, épouse de l'un de ses anciens collaborateurs, décédé.

Poursuivi notamment, pour viol, détention illicite d'armes et menaces de mort, cette première audience s'est tenue à huis-clos à la demande du responsable de l'Assemblée Chrétienne de Kinshasa (ACK). Après cette première étape, le tribunal a renvoyé la prochaine audience au 5 juin. L'information a été livrée et confirmée par Me Jean-Claude Katende, président de l'ASADHO et 1er Vice-président du mouvement citoyen de l'Eveil Patriotique auquel fait partie l'Evêque Pascal Mukuna.

Selon le président de l'Association Africaine de Défense des Droits de l'Homme (ASADHO), cette première confrontation a consisté principalement en la présentation du prévenu Pascal Mukuna, d'une part, et d'autre part, de la plaignante Mamie Tshibola.

Juste après, le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Kalamu a accordé aux avocats de la partie accusée une remise à la huitaine soit le 5 juin prochain, pour leur permettre de s'imprégner du dossier et préparer également leurs moyens de défense conformément au droit inaliénable de la défense garanti par la Constitution.

Cependant, une demande de mise en liberté provisoire introduite par les avocats conseils du numéro Un de l'Assemblée Chrétienne de Kinshasa (ACK) reste sur la table d'étude du Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Kalamu qui a promis de rendre son verdict dans 48 heures. Une requête qui n'est pas vu d'un bon œil par le Ministère Public, qui s'y était opposé disant ne pas trouver d'importance à cela.

L'Evêque de l'ACK est détenu préventivement à la prison centrale de Makala depuis le 14 mai dernier, après avoir été mis sous mandat d'arrêt provisoire par le Parquet général près la Cour d'appel de Kinshasa/Gombe.

Affaire FONER-OVD-SOCOC, la cause renvoyée à la huitaine...

Dans le même feuilleton de la journée de vendredi 29 mai, il s'est tenu de façon parallèle l'ouverture de l'audience mettant en accusation les Directeurs Généraux du Fonds National d'Entretien Routier (FONER), de l'Office des Voiries et Drainages (OVD) ainsi que celui de la Société Congolaise de Construction (SOCOC), dans le cadre du vaste programme de 100 jours du Chef de l'Etat, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. La Cour d'Appel de Kinshasa/Gombe a siégé en chambre foraine toujours à la prison centrale de Makala.

Pour ce premier jour, comme dans l'affaire Mukuna, l'audience était exclusivement consacrée à l'introduction et l'identification des prévenus. Au cours de ce procès, la Cour a instruit en liminaire les préventions de détournement des deniers publics pour lesquelles ils sont poursuivis.

Ici également, la Cour d'Appel de Kinshasa/Gombe a renvoyé la cause au vendredi 5 juin prochain pour la poursuite de l'instruction, dans laquelle sera invité pour audition le ministre de l'Enseignement supérieur et universitaire, Thomas Luhaka, comme renseignant.

Plus de: La Prospérité

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