Sénégal: El Hadji Oumar Youm, ministre de tutelle - «C'est tout simplement du khoumbeul»

El Hadji Oumar Youm a minimisé pour sa part l'appel des syndicalistes à la grève. Le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, qui était l'invité de «Janoo-bi» sur Sud Fm, assimile cette menace de grève à du «khoumbeul tout simplement».

Mieux, il reste convaincu que ce sont des paroles en l'air. «Ils sont en mouvement d'humeur contre qui ? Qui sera perdant dans cette grève ?

Le 2 juin, je suis sûr que les usagers auront des moyens de transports à leur disposition. Les chauffeurs «Ndiaga Ndiaye» et cars rapides, etc. ne vont pas se laisser manipuler, déjà qu'on les a autorisé à charger leurs voitures au nombre de places assises.

J'ose croire qu'ils ne vont pas se laisser emporter par des soi-disant syndicalistes qui ne cherchent qu'à jouer à la carte de la massification.

Ce sont de chefs de familles et des responsables qui doivent avoir conscience de leur statut social en tant que parents, fils... d'abord en tant qu'acteurs de la société à part entière et aspirer à l'intérêt général», soutient-il.

FACE AUX MENACES, OUMAR YOUM DROIT DANS SES BOTTES

Revenant sur la menace de réouverture des gares routières pour la reprise des transports interurbains, El Hadji Oumar Youm dira : «Il n'y a aucun transporteur digne de ce nom qui menace de rouvrir les gares routières ou braver l'interdiction de la circulation interurbaine.

Le secteur du transport est assez complexe et englobe plusieurs acteurs et branches différentes.

Ceux qu'on entend souvent parler par-ci, proférer des menaces par-là, ne détiennent pas, pour la plupart, ne serait-ce qu'une carte grise à leur nom. Ils se proclament syndicalistes en servant tout le temps des balivernes ; mais en réalité c'est des gens qui se nourrissent du transport mais ne font pas vivre le secteur».

Le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement n'a pas manqué de tancer avec véhémence les syndicalistes (représentants des transporteurs et chauffeurs) qu'il traite de «profitards» et de «beaux parleurs».

Pour le ministre en charge des Transports terrestres, «ces syndicalistes sont dans un élan de concurrence parce qu'en cette période de crise, chaque représentant est animé par un désir de s'affirmer.

Voilà ce qui entraine autant de maladresses et de paroles sans conviction. Je connais pas mal d'opérateurs de transports réguliers qui se sont aujourd'hui conformés aux règles établies, avec beaucoup de diplomatie et d'engagement citoyen», a-t-il laissé entendre. Et le ministre-maire de Thiadiaye d'ajouter : «le transport est un service public.

La preuve, c'est l'Etat même qui délivrent les agréments, c'est l'Etat qui donne au service privé la puissance du public. Quand j'ai entendu des gens menacer de rouvrir les gares routières, j'ai été sidéré.

Je pense que ces gens-là doivent revenir en de meilleurs sentiments, d'autant plus qu'ils ne sont pas les plus impactés. Les plus affectés sont les opérateurs de transports qui détiennent une entreprise entière, avec de employés et des frais à leurs charges», a-t-il expliqué.

Plus de: Sud Quotidien

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