Afrique de l'Ouest: Autonomisation des femmes au Sahel - La Banque mondiale débloque 44 milliards pour le pays

L'enveloppe servira entre autres à élargir les perpectives économiques des jeunes filles dans le septentrion

Le projet pour l'autonomisation des femmes et la dividende démographique au Sahel vient de bénéficier d'un quatrième financement de la Banque mondiale. En effet, jeudi dernier, au cours du conseil d'administration de l'institution, il a été approuvé un financement de l'Association internationale de développement (IDA) d'un montant de 376 millions de dollars (près de 222 milliards de F) afin de renforcer le capital humain en Afrique et d'améliorer les résultats de la région en matière de développement humain. Cette initiative régionale mise sur pied en réponse à l'appel lancé en 2014 par les présidents du Niger, du Burkina Faso, du Tchad, de la Côte d'Ivoire, du Mali et de la Mauritanie entre ainsi dans sa deuxième phase.

Et pour l'occasion, les activités déjà en cours en Côte d'Ivoire, au Mali, en Mauritanie et au Tchad, va s'étendre à deux autres pays que le Cameroun et la Guinée, comme le précise le communiqué de presse rendu public par la BM. Ce nouveau soutien porte l'investissement total de la BM dans ce projet à 680 millions de dollars (plus de 400 milliards), auxquels s'ajoutent 10 millions d'euros (plus de 6,5 milliards) supplémentaires investis par l'Agence française de développement.

Ainsi, le Cameroun recevra une dotation de 75 millions de dollars, soit environ 44,2 milliards de F. Selon Abdoulaye Seck, directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Cameroun, l'ambition du pays d'avoir une population en bonne santé et instruite à l'horizon 2035 pour concrétiser son énorme potentiel est freinée par « les mariages d'enfants, des grossesses précoces et fréquentes et des abandons scolaires prématurés des filles. » Il indique par ailleurs que leurs futurs enfants de ces jeunes filles sont exposés à un risque accru de problèmes de santé et une diminution importante de leur accès à l'éducation et de leurs perspectives de revenus à l'âge adulte.

C'est pourquoi le projet « agira comme un levier d'autonomisation des filles et de renforcement du capital humain et se focalisera dans un premier temps sur les régions de l'Extrême-Nord, du Nord et de l'Adamaoua, où environ 700 000 filles âgées de 10 à 19 ans sont exposées à ces risques », explique M. Seck. De manière générale, le projet continuera à investir dans des activités ciblant les adolescentes et leurs communautés afin d'améliorer les compétences psychosociales et les connaissances des jeunes filles en matière de santé sexuelle et reproductive, de les maintenir à l'école et d'élargir leurs perspectives économiques, entre autres. L'accent sera également mis sur le renforcement des cadres juridiques qui soutiennent les droits des femmes à la santé et à l'éducation.

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