Cameroun: Esstic et faculté de médecine - Top départ !

Prise de température, amphithéâtres aérés, gels hydro-alcooliques pour tous, réorganisation des programmes, désinfection des salles. Tout est mis en œuvre pour protéger les étudiants.

Dans le supérieur, on a dû enfiler le costume de discipliné. Hier, il fallait montrer patte blanche et mains propres avant de franchir l'enceinte de toute institution universitaire. A la Faculté de médecine et des sciences biomédicales (Fmsb), l'ambiance est plus studieuse. Malgré la pluie, les étudiants affluent vers le campus. Journée consacrée à des séminaires sur le coronavirus. Les enseignants comptent faire le tour de la question et avoir des points d'insistance en fonction des niveaux.

A l'amphithéâtre, ceux de 1ère année ont droit à quelques généralités sur l'épidémie et la manière de la combattre. Ils sont sensibilisés sur les gestes barrières à adopter tant au sein du campus qu'à domicile. Aux manettes, les enseignants les plus chevronnés de l'établissement. Pr. Jacqueline Ze Minkande, le doyen, insiste sur le fait qu'ils ont un double rôle de futurs personnels soignants et de médiateurs pour sensibiliser leur entourage. Ils l'ont compris dès l'entrée de l'établissement où des points d'eau sont aménagés, des vigiles prennent la température et le passage sur une serpillère imbibée de chlore est obligatoire. A l'amphi, ils sont par groupes de 50 et revus à 30 dans les salles plus petites.

L'établissement remet surtout à chaque apprenant un flacon de gel désinfectant et des masques de protection. Ici, l'on a démarré par l'imprégnation sur cette nouvelle infection pour permettre à tous d'être au même niveau d'information. A l'Université de Yaoundé I, dès 7h00, deux vigiles au portail principal pour veiller au port effectif du masque par les étudiants. Deux autres au point de lavage de mains. Pour le moment, seules les classes de Master vont effectivement démarrer. Les étudiants n'ont pas pris d'assaut les amphithéâtres, mais plutôt de petites salles accolées à leur département. Dans l'une d'elles, sur 14 étudiants en master, seuls cinq sont présents pour un cours sur les procédés de potabilisation des eaux.

Ambiance tout aussi studieuse à l'Ecole supérieure des Sciences de l'Information et de la Communication. Dès 7h30, les étudiants de Parcours archivistique 3e année ont remis les pieds dans le plat. Chacun sur sa table est à bonne distance de l'autre pour suivre un cours sur le management des services d'archives. Pas de gros changement dans des filières à petit effectif comme Publicité ou Edition. Chez les journalistes et les communicants par contre, on a constitué des groupes .

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