Comores: Emprisonné chez lui, l'ex-président Sambi écrit une lettre au chef de l'Etat

L'ancien président Sambi emprisonné à son domicile plaide son innocence et souligne son état de santé déclinant dans une lettre adressée au président Azali Assoumani le mois dernier. L'ancien chef d'Etat détenu maintenant depuis deux ans y aborde sa défense aux différents chefs d'accusation dont il fait l'objet.

Dans son courrier, l'ancien président se défend des accusations qui pèsent contre lui et prend le chef de l'État, garant des institutions, à témoin dans une démonstration des dysfonctionnements du système judiciaire.

La détention d'Ahmed Abdallah Sambi a dépassé la durée légale des huit mois puisque cela fait désormais deux ans qu'il est emprisonné à son domicile. Il n'hésite pas à parler de « séquestration ».

Le détenu réfute l'accusation de corruption, précisant que les supposés 135 millions de dollars perçus pour la vente de passeports comoriens à des habitants de pays du Golfe auraient laissé des traces de virement ou représenteraient physiquement « une tonne de billet de 100 dollars » impossible à recevoir à l'insu du personnel.

L'ancien président Sambi remet d'ailleurs en question un rapport parlementaire dans cette affaire qui n'avait finalement pas été validé par la totalité des députés chargés d'enquêter.

Enfin il évoque sa santé en déclin permanent et s'étonne qu'une ordonnance d'évacuation signée le 2 janvier 2020 par un juge, n'ait jamais pu être appliquée. Cette lettre adressée au président des Comores et datée du 16 mai dernier n'a, à ce jour, reçu aucune réponse et n'a pas été rendue publique.

Plus de: RFI

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