Cameroun: Reprise des cours - Le jour d'après

Au lendemain de la rentrée, quelques défis pointent déjà le bout de leur nez. Rien de nature à démobiliser les équipes cependant.

C'est une atmosphère studieuse que tout visiteur peut découvrir ce mardi, au lendemain de la reprise des cours, dans la plupart des établissements scolaires. Du primaire au supérieur, en passant par le secondaire. Au lycée de Mendong, l'ordre et la discipline règnent. Pas de problèmes majeurs déclarés, en dehors du fait que les élèves ont du mal à respecter les distances. Certains ont du mal à trouver leurs nouvelles classes et arrivent donc en retard aux cours. Les emplois de temps sont tels qu'aucun espace n'est permis à la distraction. Une enseignante d'Histoire-géographie rencontrée dans un couloir presse le pas. « Je suis débordée aujourd'hui : je n'ai pas le temps de discuter.

Je tiens les classes de première A1 et A2 pour un total horaire de 4 heures. Il faut que j'y aille, c'est mon premier jour de cours », s'excuse-t-elle. Les rassemblements n'étant plus autorisés, le proviseur a pris soin de faire afficher un peu partout des prospectus donnant à voir les mesures barrières édictées par le gouvernement. Au lycée d'Elig Essono, de nombreux élèves sont présents. « Ils ne sont pas tous là : nous le relevons au moment de l'appel. Apparemment, certains parents circonspects ont décidé de garder leurs progénitures chez eux. Néanmoins, nous évoluons avec ceux qui se présentent, sans stress », soutient un responsable administratif. Les enseignants relèvent une certaine amélioration des conditions de travail, avec la baisse des effectifs.

« Avant le Covid-19, je tenais deux classes de terminale avec un effectif total de 160 élèves. Maintenant, certes mes classes se sont multipliées en passant de deux à quatre, mais l'effectif total des élèves est 96, pour 4 heures hebdomadaires comme prévu par les programmes. Du coup, j'y gagne », soutient un enseignant. Les programmes ayant été couverts à plus de 90% avant la pandémie, le paquet est mis sur les travaux dirigés : correction des exercices et autres vieilles épreuves d'examens. Dans les classes, la transmission des connaissances n'est cependant plus aisée, selon certains enseignants. « Le contact est difficile avec les apprenants dont on ne peut plus vérifier l'effectivité du travail.

A cause de la distanciation sociale, on ne peut plus les approcher et regarder particulièrement ce qu'ils font. Du coup, dans les travaux dirigés que je viens de tenir, il n'y avait que quatre élèves à participer véritablement », se plaint un autre enseignant. Ici à Elig Essono, on ne badine pas avec les mesures barrières. A l'arrivée, prise de température au portail, quelques gouttes de gel hydro alcoolique dans les mains, avant d'entrer. Des points de lavage de mains sont prévus, très fréquentés par les enseignants. Les contrôles sont resserrés autour des élèves qui passent les récréations en salle. Les vadrouilles dans les toilettes et aux points de lavage des mains ne sont pas autorisées. Les élèves ont accès à ces zones sous la surveillance des préposés particulièrement mobilisés .

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