Cameroun: Maroua - La ville à la recherche de ses lettres de noblesse

Le maire a engagé des chantiers qui, s'ils sont exécutés, changeront en profondeur la cité.

Il est environ 9 h, hier, lorsque le reporter de CT arrive à l'hôtel de ville de Maroua. « Le maire vient de descendre sur le terrain », nous renseigne le secrétariat. Joint au téléphone, Dr Sali Babani indique qu'il est au quartier Zokok, en compagnie des services techniques de la communauté urbaine et des forces de maintien de l'ordre. Une descente sur le terrain qui rentre dans les préoccupations immédiates du maire visant à curer tous les caniveaux de la ville de Maroua avant la véritable saison des pluies qui commence en juillet prochain.

Le drainage des eaux usées étant le ventre mou des autorités municipales, le maire de la ville place le curage des canaux d'écoulement des eaux dans le rang des travaux d'urgence à exécuter dès la semaine prochaine. Au nombre des autres chantiers auxquels le maire s'est attaqué, il y a la réhabilitation des routes. Il l'a amorcée par l'avenue de « Kakataré », un chantier qui a fait couler beaucoup d'encre et de salive. Aujourd'hui, le trafic a repris sur cet axe qui était déjà évité aussi bien par les automobilistes que par les motocyclistes. Depuis le début de cette semaine, le maire de la ville s'est engagé dans l'élagage des arbres plantés tout le long des avenues et des principales artères de Maroua.

L'avenue du « Renouveau », au quartier Domayo dans la commune du 1er arrondissement de Maroua est le premier chantier embrassé et cela va s'étendre dans les trois communes de la ville. Ce travail sera immédiatement suivi de la réhabilitation des routes et de l'éclairage public, redonnant ainsi à Maroua l'aspect d'une cité attrayante qu'elle fut il y a une vingtaine d'années. Un autre chantier auquel Dr Sali Babani s'est attaqué, c'est la lutte contre le désordre urbain. Selon ses dires, bientôt les larmes vont couler des yeux de tous ceux qui se sont procurés des lopins de terre dans le domaine privé de l'Etat. « Je siffle la fin de récréation », a martelé le maire, en frappant du poing sur la table. C'est dire combien l'autorité municipale est dé- terminée à donner un nouveau look à la ville de Maroua.

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