Afrique: Georges Floyd - Sa mort relance le débat sur le racisme

Une cérémonie en hommage à l'Afro-américain a eu lieu aux USA. Sa mort a déclenché une vague d'émotion dans le monde entier, particulièrement en Afrique.

Le mouvement de protestation a commencé à Minneapolis, la ville où George Floyd a été tué lundi (25.05.20) . L'indignation et l'émoiont également gagné l'Afrique et même certains pays européens comme l'Allemagne et la France.

Cette mobilisation mondiale a ainsi permis de souligner la persistance du racisme envers les noirs, soutient Clément Klutze, membre de la Commission des affaires sociales, au Parlement régional de Hambourg, en Allemagne.

Selon lui, "il est évident que beaucoup de gens sont maintenant en face de la réalité du racisme qui a été occulté pendant très longtemps. On a toujours fait comme si cette réalité n'existait pas dans notre monde. Mais, aujourd'hui, avec le décès de Floyd, ça a mis le racisme en avant dans les débats. Et je crois que ça va faire changer les choses et les mentalités."

Plusieurs noirs tués par la police

Ce n'est pas la première fois que la police américaine tue un Afro-américain.

Le dernier cas date du mercredi (20.05.20), soit cinq jours seulement avant la mort de George Floyd. Ce jour-là, un Guinéen, Mamadou Diallo, 33 ans, a été abattu en plein jour par un policier à New-York.

C'est pourquoi, il est impérieux de reformer la police américaine, estime Samira Daoud, directrice adjointe du programme Afrique de l'Ouest et Afrique centrale à Amnesty International.

"Il est urgent qu'une réforme systémique de la police soit mise en place pour mettre fin à ces pratiques racistes et que la police puisse permettre les manifestations pacifiques", affirme-t-elle.

Repenser l'égalité

La mort de George Floyd doit aussi être une opportunité pour repenser l'égalité entre les noirs et les blancs, suggère pour sa part Expédit Ologou, politologue, président du Civic academy for Africa's future (CIAAF), un centre de recherche sur la gouvernance basé à Cotonou au Bénin.

"Il me semble qu'il faut saisir l'occasion pour repenser plus globalement les questions de la race. Dans quelle mesure, l'homme noir se projette dans un rapport d'égalité avec les hommes d'autres couleurs. Quelles sont les solutions dont les noirs eux-mêmes disposent pour davantage se faire respecter ?", s'interroge, le politologue béninois.

Des manifestations ont eu lieu devant les ambassades américaines de quelques capitales africaines au sud du Sahara.

Après le président de la commission de l'Union africaine, Moussa Faki Mahamat, le président ghanéen, Nana Akufo-Addo, a été l'un des rares chefs d'Etat à condamner le racisme aux Etats-Unis.

Plus de: DW

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