Madagascar: Norbert Lala Ratsirahonana - Le numéro Un de l'AVI sort de son silence

Cet homme qui n'est pas étranger aux arcanes du pouvoir a exercé, en effet, le rôle de Président de la Haute Cour Constitutionnelle, de Premier ministre et de chef d'Etat par intérim.

«J'ai choisi de me taire depuis un certain temps. Mais actuellement, face à certaines accusations, j'ai décidé de sortir de mon silence », a souligné le numéro Un de l'AVI.

C'était, lors d'une conférence de presse qui s'est tenue, hier, à son domicile. Lors de cette rencontre avec la presse, qui a duré deux tours d'horloge, il a notamment déclaré:

« Je suis parmi les initiateurs des mouvements populaires ». A ce titre, en 1991, il a participé activement au mouvement initié par les forces vives placées sous la houlette du professeur Zafy Albert. En 2001, il a soutenu le candidat du TIM, Marc Ravalomanana, à l'élection présidentielle.

Et lors du mouvement populaire de 2002, il s'est rangé du côté du fondateur de l'empire TIKO. Sept ans plus tard, il a quitté le navire pour rallier le camp d'Andry Rajoelina qui a été porté au pouvoir par la vague Orange.

A la question " Avez-vous toujours été du côté des vainqueurs?" il a répondu tout simplement: « Cela n'a rien d'étonnant, j'ai toujours fait des analyses politiques ». Il a cité ainsi le cas du président actuel. « J'ai constaté que c'est un homme déterminé et j'ai adhéré ainsi à son mouvement ».

Enquêtes. Pour ce qu'il qualifie d'accusations portées à son encontre, il a particulièrement parlé de deux cas, à savoir l'incendie du Rova et les événements de 2009, notamment le 26 janvier et le 7 février.

En ce qui concerne le premier cas, lui de rappeler que le 6 novembre 1995, lors de l'incendie du Rova: « J'étais président de la HCC et le professeur Zafy Albert a été Président de la République à l'époque.

Comme tout le monde, j'ai éprouvé une grande tristesse. A ma connaissance, il y avait eu 11 personnes arrêtées le 7 novembre 1995, des gardiens, la conservatrice du Rova et des guides touristiques.

Les enquêtes ont été menées auprès des brigades de la gendarmerie de Fiadanana et d'Ankadilalana. Certains d'entre eux ont été relaxés tandis que trois ont été jugés par la Cour Criminelle Ordinaire. Il y avait eu des condamnations ». Et de lui de continuer: « Mon nom n'a été cité nulle part ».

Camp de l'opposition. Quant aux événements de 2009, il a dit: « J'ai tenu une réunion avec Marc Ravalomanana et Manandafy Rakotonirina. L'objet de cette réunion était la fermeture de la station VIVA. C'est pratiquement impossible dans la mesure où j'étais déjà dans le camp de l'opposition ».

Avant d'enchaîner: « Pour être plus clair, j'ai tout récemment appelé Marc Ravalomanana sur ce sujet, mais celui-ci a dit qu'il ne s'en souvient pas non plus ». D'ailleurs, a-t-il dit, " Vu mon âge, je n'assiste pas au meeting sur la Place du 13 mai, même pas en 2009".

Sur un tout autre sujet, il a tenu à souligner: « Cela fait 13 ans que je côtoie Andry Rajoelina. Je ne suis pas son conseiller spécial ». Et lui d'enchaîner: « Actuellement, s'il a besoin de moi, on se téléphone ».

Plus de: Midi Madagasikara

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