Ile Maurice: Formule 2-3 jours dans le préscolaire - Les écoles privées en rogne

Une mesure «totalement superflue». D'autant plus qu'elles affirment avoir déjà investi beaucoup pour se conformer aux normes sanitaires requises.

Même si elles disent soutenir pleinement les mesures de sécurité et d'hygiène proposées par le ministère, les écoles préscolaires sont foncièrement contre la formule de deux jours/trois jours imposées à la reprise le 22 juin.

«Les chefs des écoles disent ne pas comprendre comment le ministère a pu prendre une décision pareille sans même avoir consulté les personnes qui travaillent avec ces enfants tous les jours.

En premier lieu, c'est l'enfant lui-même qui est pénalisé», estime l'Association of Private Pre-Primary Schools.

Selon les responsables de ces écoles, il est important plutôt de ne pas perturber la routine de ces enfants.

«Ceux qui opèrent dans ce secteur particulier partagent l'avis que les enfants de 3-5 ans ont besoin d'un certain rythme et des routines; sans un quotidien prévisible, l'enfant se sent perturbé tant sur le plan émotionnel que psychologique.

Après tous ces mois en confinement, l'enfant a besoin d'être encadré par ses professeurs qualifiés pendant que les parents reprennent le travail et non par des "babysitters" et les grands-parents qui sont les plus vulnérables.»

Aucun pays n'a adopté cette formule dans la petite enfance, fait ressortir sa président Jaya Nursimulu.

«Il aurait été plus judicieux d'imposer simplement un nombre limite d'enfants par classe et laisser les maternelles s'adapter à cette limite selon leur structure et selon leur nombre d'éducateurs qualifiés.»

Puis, il y a cette incohérence. «Comment expliquer que le même gouvernement ait décidé d'une part qu'une crèche puisse accueillir tous ses enfants inscrits sans restriction pour aider les parents, mais de l'autre part trouve que ces enfants deviennent soudainement plus vulnérables dès qu'ils atteignent l'âge de trois ans et alors doivent se repartir en deux groupes pour fréquenter la maternelle? On n'y comprend rien.»

Plus de: L'Express

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