Congo-Kinshasa: Le "procès des 100 jours" reprend à Kinshasa

Vital Kamerhe Lwa-Kanyiginyi N’kingi

Le directeur de cabinet du président congolais Felix Tshisekedi et ses deux co-accusés sont poursuivis pour détournement de fonds.

20 ans de prison, confiscation des biens et exclusion du territoire congolais pour l'un des prévenus : le procureur général a requis des peines sévères à l'encontre de Vital Kamerhe et ses co-accusés.

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Les audiences se tiennent à la prison centrale de Makala où est détenu depuis deux mois Vital Kamerhe. Le tribunal de Kinshasa/Gombe a terminé la semaine dernière l'audition des témoins.

Ce jeudi (11.06.20) la parole était aux avocats des deux parties.

Dans leur plaidoirie, les avocats avaient déjà réclamé une condamnation à de lourdes amendes, en vertu des préjudices causés à l'Etat congolais :

"Vous condamnerez au remboursement de la somme de l'équivalent en francs congolais de 47 millions de dollars américains et aux dommages et intérêts de l'équivalent en francs congolais de 100 millions de dollars américains pour toutes les causes de préjudices causés à l'Etat congolais qui paie aujourd'hui l'inflation, qui paie aujourd'hui le taux de change, qui paie aujourd'hui le manque de pouvoir d'achat à la suite des réserves de change qui ont été entamées."

Une affaire qui entache la présidence Tshisekedi

Pour rappel, les deux co-accusés de Vital Kamerhe sont Samih Jammal, le directeur général des sociétés Samibo Congo et Husmal, ainsi que Jeannot Muhima, chargé d'import-export à la présidence de la République.

Les trois hommes sont soupçonnés d'avoir détourné environ 50 millions de dollars destinés à l'achat des maisons préfabriquées dans le cadre du programme des 100 premiers jours du chef de l'Etat.

L'audience de ce jeudi était la cinquième de ce procès dit des "100 jours".

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