Mali: Forces armées maliennes - Embuscade mortelle à Diabaly

Soldats maliens en opération à Ménaka. Face-à-face entre l'armée malienne et les combattants touaregs du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) dans le nord-est.

24 soldats tués, 8 rescapés récupérés et 4 véhicules détruits. Tel est le bilan fait par l'armée malienneaprès l'embuscade tendue dimanche 14 juin 2020 à une douzaine de pick-up, en patrouille dans la région de Diabaly.

Cette attaquerappelle plusieurs autres dans cette même zone, située aux confins de la frontière mauritanienne, où les FAMA ont si souvent enregistré de nombreuses pertes.

On se rappelle en effet que, le 26 janvier 2020, 20 gendarmes ont été tués et plusieurs autres blessés dans un assaut terroriste contre leur camp à Sokolo. Une opération qui avait été revendiquée par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM) d'Iyad Ag Ghali qui semble avoir élu domicile dans cette partie du Mali.

Le weekend écoulé aura particulièrement été tragique sur le front de la lutte contre le terrorisme : samedi déjà, deux casques bleus égyptiens de la MINUSMA étaient tombés au champ d'honneur dans une embuscade contre leur convoi à Gao.

La sous-région continue ainsi d'être ensanglantée chaque jour que Dieu fait par ces hordes criminels sans visage, pendant que les dissertations soporifiques se poursuivent dans les salons feutrés, à l'image de la Coalition pour le Sahel qui a tenu vendredi dernier une visioconférence pour se donner l'illusion d'exister et de faire quelque chose ;tout comme d'ailleurs la force jointe du G5 Sahel dont on se demande finalement ce qu'elle est devenue tant on ne voit pas pour l'heure ses résultats sur le terrain.

Le plus grave dans cette affaire concernant le Mali, c'est qu'il ne semble pas y avoir de véritable capitaine dans le bateau, ou, s'il est là, on ne peut pas dire qu'il tient fermement le gouvernail, ballotté qu'il est de toute part par une coalition hétéroclite qui ne jure que par sa perte.

Dans ces conditions, le chef suprême des armées, qui doit d'abord lutter pour sauver son fauteuil, a-t-il encore l'énergie pour conduire la troupe ? Telle est la question qui mérite d'être posée au moment où, de guerre lasse, le locataire du palais de Koulouba, après la manifestation monstre de ses contempteurs le 5 juin dernier,s'est résolu à leur tendre la main. Et rien ne dit que l'imam Dicko et ses ouailles répondront favorablement à cette offre du chef.

Or sans la stabilité politique et un leadership éclairé, qui manquent le plus à Bamako, on ne pourra jamais venir à bout de cette hydre qui enserre nos Etats depuis maintenant une bonne dizaine d'années et inocule maintenant son venin aux pays côtiers comme on l'a vu récemment avec la Côte d'Ivoire.

Plus de: L'Observateur Paalga

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