Tunisie: Rached Ghannouchi - « les contre-révolutionnaires et les anti-démocraties mènent une campagne aberrante contre le parlement et les députés »

16 Juin 2020

Le parlement et les députés sont la cible d'une campagne « aberrante » menée par « les contre-révolutionnaires et les anti-démocraties en Tunisie », a indiqué, mardi, le président de l'Assemblée des représentants du peuple (ARP), Rached Ghannouchi.

« Une campagne qui a atteint son apogée avec les appels à la dissolution du parlement et les tentatives imprudentes de créer des tensions dans les relations entre les autorités publiques, outre l'intention de porter atteinte aux symboles », s'est indigné Ghannouchi.

S'exprimant, mardi, à l'ouverture de la séance plénière consacrée à l'examen du projet de loi portant sur l'économie sociale et solidaire, Ghannouchi a dit que les activités parlementaires entament, aujourd'hui, une nouvelle étape, espérant qu'elle réponde aux aspirations des Tunisiens.

L'ARP, s'est défendu Ghannouchi, a prouvé son attachement à la démocratie et a fait montre de sa capacité de gérer la pluralité et la différence. Ce qui témoigne, selon lui, de la détermination du peuple tunisien, malgré sa colère contre ses institutions, à préserver les acquis de la révolution et des institutions républicaines et pluralistes qui en sont issues.

Réagissant à l'intervention de Rached Ghannouchi, la députée Abir Moussi, présidente du bloc du Parti Destourien Libre (PDL), a souligné que le parlement ne commencera pas une nouvelle page avant le retrait de confiance au président de l'ARP.

Le député du bloc Ennahdha, Samir Dilou a soulevé, quant à lui, un point d'ordre sur les propos de Abir Moussi accusant des députés d'effectuer des visites nocturnes à des terroristes détenus dans des prisons civiles.

Abir Moussi a, ainsi, porté atteinte à ses collègues, a-t-il dit. Elle a accusé les institutions de l'Etat et le ministère de la justice de corruption alors qu'elle fait l'objet, elle même, de poursuites judiciaires, conformément à l'article 96 du code pénal, s'est-il indigné.

Le Comité général des prisons et de la rééducation avait réagit aux propos de la présidente du PDL en affirmant que les mouvements des personnes détenues pour des affaires à caractère terroriste sont rigoureusement surveillées.

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