Sénégal: Saint-Louis - Le FORJEL condamne les vagues d'enlèvements, de viols et de meurtres d'enfants

La Journée Internationale de l'Enfant Africain a été célébrée hier, mardi 16 juin, à SaintLouis par les membres du Forum Régional des Jeunes et Enfants Leaders (FORJEL) de la région qui ont saisi l'occasion pour revendiquer le respect de leurs droits. Ils ont étalé les difficultés vécues par les jeunes, à savoir les vagues d'enlèvements, de viols et de meurtres.

Les autorités étatiques sont également interpellées sur la question du retrait des enfants de la rue et leur retour au sein de leurs familles respectives.

« L'objet de la rencontre d'aujourd'hui est la célébration de la Journée de l'Enfant Africain. Comme vous le savez tous elle commémore le massacre de Soweto de 1976 par le régime de l'apartheid. Le 16 Juin 2020 marque la 30ème édition de cette Journée de l'Enfant Africain.

C'est l'occasion pour FORJEL et ses partenaires, à savoir Plan international et Bridge kids de mettre au-devant de la scène les maux qui gangrènent l'épanouissement des enfants de notre société. L'objectif du FORJEL est de mobiliser les enfants et jeunes leaders de la région de Saint Louis pour développer un plaidoyer basé sur les faits...

Même en ce temps d'urgence de Covid-19, nous avons jugé nécessaire de montrer à tous les jeunes que nous sommes là avec et pour eux », a précisé Mame Mody Cissé, un jeune activiste de l'ONG Plan International qui milite pour la protection des droits des enfants et la promotion des droits des jeunes filles.

Au Sénégal, la situation des enfants est particulièrement préoccupante. Une récente vague d'enlèvements, de viols et de meurtres, largement relayée dans la presse, a créé une psychose dans tout le pays.

"Ces violences vont souvent de pair avec les phénomènes comme l'urbanisation, l'accroissement des inégalités ou des coutumes traditionnelles non conformes aux droits de l'enfant comme les mutilations génitales.

En réalité de nombreux enfants sont privés de leurs droits à la sécurité et à la dignité", a-t-il regretté dénonçant ainsi l'inactivité des autorités étatiques face à toutes ces questions qui préoccupent jusque-là la jeunesse.

En outre la différence est considérable selon que l'on soit né fille ou garçon. Les jeunes filles sont plus susceptibles de voir leurs droits fondamentaux bafoués. C'est l'un des fléaux les plus répandus au monde. Les dispositifs législatifs se multiplient mais le tabou est loin d'être brisé.

"Alors, ne pensez-vous pas que ces faits doivent être endigués pour une jeunesse plus épanouie ? C'est la question que se posent les membres du FORJEL qui se disent déterminés à poursuivre le combat pour le respect des droits des enfants, garçons et filles, tout en invitant tout le monde à faire de même.

Plus de: Sud Quotidien

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