Afrique: Déclaration à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse

document

Ottawa, Canada — - La ministre du Développement international, l'honorable Karina Gould, a fait aujourd'hui la déclaration suivante :

« C'est aujourd'hui l'anniversaire de l'adoption en 1994 de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification. La Convention vise à lutter contre la désertification et à atténuer les effets de la sécheresse grâce à des programmes d'action nationaux qui définissent des stratégies à long terme, soutenues par la coopération internationale. Les écosystèmes de zones arides couvrent plus d'un tiers de la surface terrestre et sont souvent soumis à une utilisation inappropriée et à une surexploitation des terres, les populations s'efforçant de répondre aux besoins immédiats de leurs familles en nourriture, en eau et en énergie. Nous savons qu'à mesure que les terres s'appauvrissent, l'instabilité politique, les conflits et les migrations s'intensifient, entraînant des conséquences dévastatrices sur les terres et les personnes qui y vivent.

« Cette année, le thème de la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse est "Aliments. Fourrage. Fibres.", et il établit un lien approprié entre les habitudes de consommation et l'utilisation des terres. À mesure que la population augmente et qu'elle s'urbanise, la demande en terres augmente afin de répondre à la demande en denrées alimentaires, en aliments pour animaux et en fibres pour l'habillement. Ces exigences entraînent un appauvrissement des terres arables, aggravé à son tour par des conditions climatiques plus extrêmes. Alors que la pandémie de COVID-19 donne aux populations du monde entier l'occasion de reconsidérer leurs habitudes de consommation et leur dépendance à l'égard des terres pour leur bien-être et leur santé, nous savons déjà où le travail est à faire.

« Dans les pays en développement, la désertification touche les femmes et les filles de manière disproportionnée. Même si les femmes produisent entre 60 % et 80 % des aliments, elles n'ont pas un accès égal à la propriété foncière, ni aux technologies et au financement qui pourraient les aider à mieux faire face aux changements climatiques. Une proportion remarquable allant de 20 % à 30 % des terres pourrait être restaurée par l'adoption de pratiques durables.

« Pour y remédier, le Canada est fier de verser 6 millions de dollars pour accélérer la mise en œuvre du Plan d'action pour l'égalité des sexes de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification, tel qu'annoncé par le premier ministre Trudeau au Sénégal au début de l'année. Nous devons veiller à ce que les besoins, les perspectives et les connaissances des femmes contribuent à dégager des solutions à cette situation critique. Et alors que nous entamons la Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes, nous devons faire du renforcement de la résilience des systèmes alimentaires mondiaux un élément clé de nos efforts visant à réduire les effets de la sécheresse et de la désertification, ainsi que ceux de la pandémie de COVID-19, sur la pauvreté et l'insécurité alimentaire dans le monde. »

SOURCE Affaires étrangères et Commerce international Canada

Plus de: PR Newswire

à lire

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.