Cote d'Ivoire: Installation aux abords des ouvrages électriques - Déjà 26 morts dont 10 en 2020

Occupation des couloirs électriques de la Compagnie ivoirienne d'électricité (Cie). Le phénomène qui connait une ampleur dans tous les quartiers d'Abidjan n'est pas sans risque. De 1996 à aujourd'hui, il a fait vingt-sept (26) morts dont dix (10) cette année (information Cie).

Devant les dangers auxquels s'exposent ces personnes, l'entreprise, après une large campagne de sensibilisation, a cette fois-ci, décidé de sonner l'alerte. C'est le sens de la tournée d'hier, avec la presse à travers les sites à risque dans des communes d'Abidjan. Première étape de ce " périple", Abobo Olympe. Le décor est triste. Sous les lignes Très Hautes tensions (225 000 Kv) des personnes s'y sont installées.

Sur tout le long de l'ouvrage, des habitations, des maisons, des commerces etc sont construits et les concernés y vivent en bravant au quotidien la mort. Pis ces installations ne respectent pas les mesures de sécurité en la matière. (18, 7 et 3 mètres de part et d'autre de l'ouvrage).

Or le moindre contact en cas d'incident c'est la mort par électrocution et le corps brûlé vif. Malgré tout, les habitants conscients du danger ne font rien pour quitter les lieux.

C'est aussi le cas des populations de Dokui Djomi à Cocody. Sous les lignes Hautes tensions (90 000 Kv) sont installés des commerçants. A Angré Pétro Ivoire, le décor est le même. Les occupants côtoient, eux aussi, la mort. La délégation met le cap sur Abobo-Té, N'dotré, poste 2 de Yopougon (Maca), Port-Bouët 2 (Yopougon) et Yopougon-sable, ce sont des morts en sursis que nous avons vus.

Le comble, c'est que sous ces ouvrages électriques il est parfois écrit « espace à louer ou maison à louer ». Ces risques ont fait réagir Soumahoro Amara, directeur adjoint de la Sécurité au travail. Il a invité tous ceux qui vivent ou exercent des activités sous les lignes électriques à quitter les lieux avant qu'il ne soit tard « Etre sous les lignes, on s'expose à des risques d'accidents. Il ne faut pas qu'on arrive à la phase d'accident.

Il faut qu'on arrive à se mettre dans une dynamique de prévention », a-t-il exhorté et de conseiller « Il faut éviter d'occuper l'emprise des lignes électriques. Ceux qui s'y sont installés, doivent trouver des endroits où se réinstaller ». Soumahoro Amara ne veut plus de drame comme celui survenu à d'Abobo où un transformateur a explosé tuant des populations en dessous

« On doit pouvoir exploiter le réseau, utiliser les bienfaits de l'électricité sans mourir. Et c'est possible si chacun respecte les dispositions », a-t-il répété. Mais question. Qui installe ces occupants ? Que font les mairies face à cette situation ?

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