Comores: Union des Comores - L'ancien président Sambi jugé demain

Le procès de l'ancien président Sambi sera aussi indirectement celui du régime du Colonel Azali.

Suite à l'interview du Délégué aux Droits de l'Homme Said MZE Tadjidine parue avant-hier dans nos colonnes, l'ancien président de l'Union des Comores Ahmed Abdallah Mohamed Sambi est prévu d'être jugé ce samedi. Et ce, après plus de 2 ans de détention provisoire. «Son état de santé s'aggrave au fil du temps». Ce qui a amené le juge d'instruction près le Tribunal de Première Instance de Moroni à rendre une ordonnance autorisant «l'inculpé à partir à l'étranger pour des soins médicaux suite aux prescriptions de son médecin traitant(... )».

Fin de non recevoir. Le magistrat concerné d'ajouter qu'«à son retour sur le territoire national, après les soins médicaux à l'étranger, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi devra réintégrer la maison d'arrêt annexe de Voidjou jusqu'à ce qu'il en soit autrement ordonné». Le régime du Colonel Azali Assoumani ayant opposé une fin de non recevoir à l'exécution de l'ordonnance judiciaire, l'ancien numéro Un de l'Union des Comores n'a pu sortir de prison. Encore moins du territoire. Son dossier est prévu d'être jugé demain par la Cour Suprême devant laquelle il ne comparaîtra pas personnellement mais sera représenté par son avocat.

Transition apaisée. Ce procès sera aussi indirectement celui du régime du Colonel Azali qui a déjà fait l'objet d'«un signalement auprès de la Cour Pénale Internationale (CPI) et d'un rapport spécial des Nations Unies sur la torture aux Comores». Et ce, «pour des faits de torture, de persécution et de privations graves de libertés fondamentales». Des actions sont également menées sur le plan diplomatique par «des organes contraints à l'exil suite au coup d'Etat électoral de Azali Assoumani aux Comores». Les forces vives comoriennes sollicitent une nouvelle fois la disponibilité de la communauté internationale notamment l'Union Africaine et la SADC pour aider les Comores à retrouver le chemin du dialogue totalement inclusif pour déjouer de nouvelles manœuvres susceptibles de compromettre l'unité du pays et/ou d'entraîner la sécession. Le procès de l'ancien

Président Sambi constitue un test grandeur nature pour une transition politique apaisée aux fins de

préparer de nouvelles échéances électorales en 2021 après celles qui devaient avoir lieu le 24 mars 2019.

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