Mali: La mission de la Cédéao recommande de refaire des législatives partielles

Ibrahim Boubacar Keïta, président du Mali.

La mission d'apaisement de la Cédéao a quitté Bamako, hier samedi 20 juin, en proposant notamment la reprise partielle des élections législatives dans des circonscriptions où la victoire a changé de camp. Proposition mise sur la table des 9 sages de la Cour constitutionnelle.

La cour est désormais au centre des débats. Au moins 4 membres de l'instance ont présenté leur démission pour tenter de contribuer à la décrispation.

« Oui, c'est vrai... J'ai, selon la procédure, déposé ma lettre de démission », a déclaré à RFI l'un des neuf sages de la Cour constitutionnelle.

Notre interlocuteur ne veut pas en dire davantage, mais acquiesce lorsqu'on lui fait remarquer que son geste peut s'apparenter à une volonté de décrisper l'atmosphère tendue. Au moins trois autres membres de la Cour ont également présenté leur démission.

Cette institution de la République est au centre de la crise politique. Ce sont les résultats définitifs, publiés lors des dernières législatives dans certaines circonscriptions électorales, qui ont mis le feu aux poudres.

Des résultats qui ont fait entrer à l'Assemblée nationale des candidats qui avaient été préalablement déclarés battus par le ministère malien de l'Administration territoriale. La Cour constitutionnelle est jugée responsable selon les manifestants des fraudes électorales.

Au total, l'élection d'une trentaine de députés est fortement contestée. Parmi eux, celui qui est aujourd'hui président de l'Assemblée nationale du Mali.

La mission d'apaisement de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest - Cédéao - qui vient de séjourner à Bamako, considère aussi que la Cour constitutionnelle est le détonateur de la crise actuelle. La mission a proposé aux membres de la cour de reprendre les législatives dans des localités où la victoire a changé de camp.

Plus de: RFI

à lire

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.