Gabon: "L'homosexualité est culturelle en Occident ,mais pas en Afrique...ni au Gabon"

Drapeau de la "Gay pride "

Pendant que le pays traverse une période difficile des crises sanitaire et économique, le gouvernement gabonais annonçait, il y a quelques jours, la dépénalisation de l'homosexualité au Gabon. C'est face à cette situation "qui pourrait perdurer et être autorisée" que le Front Patriotique des Ferrailleurs (FPF), un mouvement sociopolitique, a décidé de lancer un message "fort pour dire Non à l'homosexualité".

L'intégralité du message.

" Sur le continent africain, plusieurs pays ont une législation punitive envers les relations homosexuelles, allant jusqu'à la peine de mort. Le Gabon fait partie de ces pays qui ne tolèrent pas cette pratique " contre-nature ". Mais grande est notre surprise de découvrir que sur proposition du gouvernement, l'Assemblée Nationale s'apprête à voter le retrait de l'alinéa 5 de la loi 042/2018 relative à l'homosexualité. Cet alinéa précise que l'homosexualité est un délit puni de 6 mois d'emprisonnement et 5 millions de F CFA. Moins d'un an seulement après l'entrée en vigueur du nouveau Code Pénal Gabonais, et de cette disposition condamnant l'homosexualité, qu'est-ce-qui pourrait bien expliquer un tel rétropédalage de la part de nos dirigeants ? Que cache réellement un tel virage à 180° et en pareille circonstance ?

Nous avons grandi selon une éducation hétérosexuelle. L'autre option relative à l'homosexualité était un tabou. Personne n'osait en parler. Que les personnes en faveur de l'homosexualité dans ce pays fassent comme bon leur semble, mais qu'on ne l'impose pas à la société entière. Nous sommes parents d'enfants pour la plupart très vifs et ultra connectés. Ils font face aujourd'hui à une invasion de contenus dans les médias de masse remplis d'allusions homosexuelles. Pourquoi vouloir en faire toute une loi visant à rendre tout ceci acceptable et même normal ?

Messieurs les décideurs, sachez pour votre gouverne que ce n'est pas parce que l'homosexualité est culturelle dans certains pays d'occident que cela doit être le cas chez nous. Les africains n'ont jamais cautionné, ne cautionnent pas et ne cautionneront jamais la pratique de l'homosexualité. Sommes-nous sûrs que c'est la priorité en ce moment dans notre pays ? Est-ce cela que les Gabonais désirent le plus actuellement ? Il est dit couramment qu'une loi se propose de répondre à une problématique. Celle liée à l'homosexualité c'est laquelle ?

A l'heure où au Gabon, le Covid-19 nous touche sévèrement, que le taux de chômage chez les jeunes diplômés augmente de façon exponentielle, que la reprise des activités aussi bien au supérieur qu'au primaire et secondaire est incertaine et que certains quartiers de la capitale n'ont toujours pas d'eau ni d'électricité ; que l'accès aux soins de santé est un privilège, comment concevoir que ce Gouvernement veut remettre à l'ordre du jour, la question sur la pénalisation ou non de l'homosexualité ? Le Gabon est-il sous la botte des puissants groupes LGBT mondiaux, qui influencent grandement aujourd'hui la politique des Etats ? Nous osons espérer que non car, même si certains sont appelés à penser que " dès lors qu'entre adultes de même sexe ou non, des relations sexuelles sont consenties, on devrait laisser à chacun le choix de disposer de son corps tel qu'il le souhaite ", nous en tant que Ferrailleurs et porte-voix de cette jeunesse Gabonaise consciente, nous nous opposons à la dépénalisation de l'homosexualité au Gabon.

Autrement dit, les Ferrailleurs s'insurgent et condamnent avec toute la vigueur possible, la dépénalisation de l'homosexualité dans notre pays et invitent le gouvernement Gabonais à la retenue et au ressaisissement. Car nous ne saurons tolérer dans notre pays, le fait qu'une pratique contre-nature puisse devenir une "orientation sexuelle "... De telle façon, cela ouvrira indubitablement la porte à toutes les déviances inimaginables (zoophilie, pédophilie etc.).

Au nom de quelle liberté doit-on toujours importer ce qui revient de l'Occident chez nous ? Au lieu de prendre ce qui est bien, c'est ce genre d'abominations que l'on doit adopter, et toujours au nom de la "liberté" ? "

Pour rappel, cette mesure de dépénalisation de l'homosexualité a radicalement été rejetée par l'assemblée nationale il y a quelques jours.

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