Congo-Kinshasa: Lutte contre la traite des personnes - Le président Tshisekedi décidé à combattre l'impunité des proxénètes

La Commission technique des experts du gouvernement et organisations de la société civile, membres de l'Agence pour la prévention et la lutte contre la traite des personnes ( APLTP), a tenu le vendredi 19 juin dernier, dans la salle Kahozi Biega, de l'immeuble de la Territoriale situé sur le boulevard Triomphal, une réunion axée essentiellement sur les dernières informations sur les méthodes de prévention et de lutte contre la traite des personnes, notamment des hommes, des femmes et des enfants, et des mises à jour dans la mise en œuvre de différentes recommandations du gouvernement et des organisations internationale

Présent à cette réunion technique, le représentant du directeur de cabinet a.i. du chef de l'Etat, a eu des mots justes pour rappeler la vision du président Félix Antoine Tshisekedi, ainsi que des missions importantes assignées à cette structure, dont notamment élaborer une stratégie de lutte contre la traite des personnes sur le territoire national, en centralisant tous les renseignements sur les actes enregistrés dans ces formes de criminalité tant au niveau national qu'international.

L'abbé Théo Tshilumba wa Kabeya a insisté d'autre part sur le fait que l'APLTP devrait assurer la vulgarisation de la réglementation en matière de traite des personnes, ainsi que renforcer la coopération internationale, dénoncer tout comportement rentrant dans le cadre de la lutte contre ces crimes transfrontaliers auprès des institutions sécuritaires et judiciaires, telles que l'ANR, la Police nationale congolaise et les Parquets.

Cet instrument de prévention et de lutte contre la traite des personnes devra en outre, mener toutes les actions légales susceptibles de combattre l'impunité des auteurs de ces crimes, de contribuer activement à la collecte des informations, à l'avancement et à l'aboutissement des enquêtes et enfin, d'analyser et de mesurer l'évolution des réseaux et des comportements constitutifs d'actes de traite des personnes. L'APLTP devra s'atteler à l'universalisation et à la mise en œuvre effective des instruments juridiques internationaux ratifiés par la RDC, qui non seulement punissent et répriment la traite des hommes, des femmes et des enfants.

Tout en déplorant la traite des personnes, comme étant une situation désespérée, l'abbé Théo Tshilumba wa Kabeya a souligné qu'il s'agit d'un phénomène mondial, mieux un fléau atroce qui malheureusement, dépasse les limites d'une seule communauté. D'où il a préconisé une mobilisation de tous pour mieux la combattre, au vu du nombre croissant des milliers des personnes victimes de l'exploitation du travail forcé, de l'exploitation sexuelle et de trafic d'organes.

Le représentant du directeur de cabinet a.i du chef de l'Etat a noté pour terminer que la traite de la personne humaine viole également la dignité humaine de façon multiple et à la fois inimaginable, d'où la nécessité de sauvagarder cette dignité en offrant à tous, de véritables possibilités intégrales de développement humain, tout en mettant en œuvre des politiques économiques qui favorisent le développement harmonieux de la famille.

Dans son allocution, la coordinatrice de l'APLTP, Mme Cécile Rebecca Meta Kasanda, a brossé l'historique et le contexte dans lequel sa structure a été mise sur pied. Créée par Ordonnance présidentielle n°19/027 du 22 avril 2019, par Félix Antoine Tshisekedi, l'APLTP se veut un organisme étatique, grâce auquel la RDC notre pays est compté parmi les premiers Etats qui ont adhéré depuis 2005, à la Convention de Nations unies de Palerme contre la criminalité transfrontalière et le protocole additionnel visant prévenir, réprimer et punir la traite des personnes.

Après avoir épinglé les principales difficultés de sa structure, elle a insisté sur le fait qu'au regard de l'urgence qui s'impose, sa structure a participé à l'atelier de l'adoption de l'avant-projet de loi sur la traite des personnes organisé en mai dernier, par le Groupe de travail coordonné par le Secrétariat général du ministère de l'Intérieur et Sécurité. Mme Cécile Rebecca Meta Kasanda a précisé que la commission technique des experts comprend en son sein, des délégués de la Présidence de la république, de la Primature, des ministères de l'Intérieur, de la Justice, du Travail, du Genre et des Affaires sociales, ainsi que des représentants de l'ANR, PNC, Parquets et juridictions, Croix-Rouge, Inspection du Travail, de l'OIM, Onu Femmes, PNUD, Unicef, DGM, Interpol et du BCNUDH. Afin de combler le vide sur les textes de loi, elle a invité les experts à se pencher sur cet aspect législatif pour doter notre pays, d'un arsenal juridique capable de renforcer efficacement la lutte contre ce fléau. Parmi les actifs réalisés par sa structure, elle a cité entre autres la mise sur pied de la base des données numériques, l'élaboration du mémorandum sur ses missions et des outils de sensibilisation de la population. J.R.T.

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