Niger: Des fidèles nigériens déçus de devoir renoncer au Hadj

L'Arabie Saoudite a annoncé que les arrivées pour le pélerinage seraient filtrées. La raison est la pandémie de coronavirus qui touche sévèrement le royaume.

Cette année ce sont près de 12.000 candidats nigériens au pèlerinage qui ne pourront pas effectuer le hadj. Les frontières de l'Arabie saoudite sont fermées en raison de la pandémie de la Covid 19.

Dès l'annonce de la décision prise par les autorités saoudiennes, les organisateurs ont annulé les voyages et arrêté l'enregistrement des pèlerins.

"Nous, nous ne sommes pas des amateurs, nous sommes obligés de nous conformer. Nous ne chercherons en aucun cas à mettre notre Oumma dans une situation inconfortable", explique Boukari Sani Zilly, le représentant d'une des compagnies des transports.

Un difficile remboursement

Plusieurs agences ont déjà encaissé des sommes d'argent des candidats au pèlerinage et avaient même entrepris des démarches pour l'acheminement, l'hébergement et l'organisation sur place. L'Etat leur demande donc de rembourser les pèlerins. Ce qui semble impossible, selon El hadj Amadou Oumarou, responsable d'une agence de voyage pour le hadj.

"Il y a eu des communications qui provoquent la confusion en disant qu'il faut aller se faire rembourser dans les agences. Les agences ont reçu des versements mais les agences ont aussi engagé des frais. Elles ont réservé des vols réguliers. Est-ce que les compagnies d'aviation vont nous rembourser, pour qu'on puisse rembourser les pèlerins ? Ce sont des difficultés, donc il ne faut pas affirmer qu'il faut qu'on rembourse les pèlerins tout de suite parce que nous aussi nous avons engagé des dépenses et on ne peut pas nous rembourser", se défend le chef d'agence.

De nombreux pèlerins attendent aujourd'hui que l'Etat oblige les agences à les rembourser tandis que d'autres veulent que les fonds versés servent pour le hadj de l'année prochaine.

Cependant, quelle que soit la solution choisie, beaucoup d'agences risquent de fermer leur porte à la suite de cette annulation qui les prive de de ressources indispensables.

Plus de: DW

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