Congo-Kinshasa: Procès 100 jours - Muzito et Fayulu appelle Félix Tshisekedi à éclairer l'opinion

Procès 100 jours par-ci, procès 100 jours par-là, voilà le sujet d'actualité politique le plus en vogue dans le chef de la population congolaise. Dans cet élan d'ardeur, Adolphe Muzito -Premier Ministre honoraire et Martin Fayulu - Président de l'Ecidé, tous deux cadres de la plateforme politique Lamuka, relayés par 7sur7.cd, ont demandé à Félix Tshisekedi, Président de la République, de pouvoir éclairer l'opinion en expliquant la portée du rôle qu'il a joué dans l'exécution et le suivi du Programme d'urgence de 100 jours dont, du reste, il est l'initiateur.

Car, selon eux, la justice devant être faite à tous les niveaux, il est judicieux que toute personne ayant été impliquée dans l'élaboration ou l'exécution de ce Programme soit entendue. L'affaire fait forte objet de tiraillements, ayant entrainé la condamnation à 20 ans de prison d'un grand acteur politique, en la personne de Vital Kamerhe - Directeur de cabinet du Président de la République, dans le dossier se rapportant aux maisons préfabriquées. La sentence étant tombée samedi 20 juin dernier, le sujet est encore chaud comme du pain sortant tout droit du four d'une boulangerie.

Justice à tous les niveaux

Après la décision du Tribunal ayant sanctionné Vital Kamerhe, Directeur de cabinet du Président de la République, les réactions du procès 100 jours sont de plus en plus pluvieuses, et elles sont de toutes les tendances confondues.

Pour leur part, Adolphe Muzito - à la tête de la plateforme Nouvel Elan et Martin Fayulu - Président de l'Ecidé, cadres de Lamuka, ont lancé un appel à Félix Tshisekedi, Président de la République, de pouvoir s'exprimer sur son rôle et sa responsabilité engagée dans l'exécution et le suivi du Programme d'urgence de 100 jours. Ce, ne serait-ce pour des raisons légale - morale - et éthique afin que l'ensemble de l'opinion publique en ait la lanterne éclairée, pour une justice à tous les niveaux.

Ils ont, parallèlement, évoqué une série de dossiers qu'ils estiment devant être traité absolument afin de pouvoir consolider les élans de l'Etat de droit en République Démocratique du Congo. Parmi lesquels ils mentionnent l'affaire de 200 millions USD de la Générale des carrières et des mines, Gécamines en sigle, et celle de 1 milliard USD dépensés par la Commission Electorale Nationale Indépendante, CENI en sigle, pour l'organisation des élections lors des échéances de 2018.

Une justice à tous les niveaux impliquerait donc de la lumière sur une ribambelle d'affaires et de sujets ayant été renvoyés dans les oubliettes.

Quid sur le fonctionnement du cabinet

Et, ils ont épinglé un grand flou ayant été mis à nu sur la gestion et le fonctionnement du cabinet du Président de la République. Ce dysfonctionnement aurait été suffisamment manifeste grâce à la comparution de plusieurs membres dudit cabinet durant les audiences du procès sur les maisons préfabriquées dans le cadre du Programme d'urgence de 100 jours, au vu et au su de tous.

Dysfonctionnement : mythe ou réalité ? Seul le temps et ses preuves seraient à mesure de trancher une telle question.

AllAfrica publie environ 500 articles par jour provenant de plus de 100 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.

X