Congo-Brazzaville: Handball - La Ligue départementale de la ville océane aux abois

Victor Maténé, entraîneur et formateur de handball, a révélé, au cours d'un entretien avec les Dépêches de Brazzaville, le risque que cours la Ligue départementale de handball de Pointe-Noire si elle ne bénéficie d'aucune assistance de la Fécohand dans deux ans.

L'ancien entraîneur adjoint de l'équipe nationale cadette de handball et président de l'Association sportive océan (Asoc) a interpellé la Fédération congolaise de handball (Fécohand) d'accorder un intérêt particulier au soutien des équipes de la Ligue de Pointe-Noire pour éviter le pire dans deux ans. « Nous souhaitons que le postulant à la tête de fédération nous trouve un sponsor qui nous permettra de refaire le handball au niveau départemental. Dans l'allure où nous évoluons, d'ici deux ans, tout le monde va arrêter », a indiqué avec un pincement au cœur, Victor Maténé.

D'après lui, la majorité des équipes de la Ligue départementale peine à se restructurer depuis quelques années par manque de mécènes. Par conséquent, dans certaines équipes, la même personne porte à la fois la veste du président, secrétaire général, chargé du matériel et entraîneur. Il a martelé que la création d'une équipe est régie par la loi de 1901 qui stipule qu'une équipe doit avoir des bureaux bien structurés. «CTAHB, NHA Sport et Asoc, bien qu'ils soient encore à l'étape de la formation, ne sont pas structurés faute de mécènes. Quand les enfants atteignent un certain niveau, ils doivent trouver un autre encadrement. Toujours à Pointe-Noire, nous avons vécu l'épopée de Munisport mais, quatre ans après le départ de son président, l'équipe bat de l'aile. Patronage également, sans oublier l'AS Cheminots qui, à la suite de la situation technique que traverse le chemin de fer, peine à se relever», a-t-il regretté.

Pour ce faire, Victor Maténé souhaite que les postulants à la tête de la Fédération tendent l'oreille aux dirigeants des clubs ponténégrins. « Personnellement avec mon expérience de 45 ans au handball, je souhaite que toute personne qui voudra être président de la fédération effectue au préalable et seul une descente dans toutes les ligues avec son projet de développement de la discipline pour écouter les dirigeants des équipes et leurs préoccupations», a-t-il déclaré avant d'inviter tous les dirigeants des clubs de Pointe-Noire de s'unir pour l'intérêt du handball. « Au sport on ne trempe pas, les précédents ont fait des promesses de création des écoles de handball mais ils n'ont jamais tenu leurs promesses.

Le Congo a été le porte-étendard au niveau africain grâce à la formation. Mais aujourd'hui nous sommes redevenus comme les écoliers qui apprennent auprès des grands», a-t-il déploré. L'orateur a, d'ailleurs, souligné qu'à l'époque pour postuler à un poste quelconque au sein d'une structure sportive, il fallait passer par la formation pour s'assurer d'une bonne gestion. Aujourd'hui, tout le monde veut devenir président de club, de ligue ou de fédération par plaisir. Par conséquent, plus rien ne marche. "« Actuellement, nous ne faisons que le social pour orienter les jeunes vers les activités saines. Faute de bienfaiteurs, les enfants manquent de tout en dehors de la formation », a-t-il signifié.

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