Cameroun: Patrimoine foncier - L'Etat recense tous les détenteurs d'actes sur son patrimoine à Douala ...

Ils ont encore quelques jours pour se présenter dans les locaux du cabinet Atou pour se faire connaître

Toutes les personnes physiques ou morales bénéficiant d'un bail emphytéotique ou d'actes de vente sur les domaines privé ou public de l'Etat à Douala (relevant des titres fonciers 3625 /W et 3724/W de l'État du Cameroun) sont invitées à passer dans les locaux du cabinet Atou (Avenue de Gaule Bonanjo) munies desdits actes et autres titres fonciers y afférents. C'est la teneur d'un communiqué signé du président du comité chargé de formuler des propositions sur la situation des personnes visées par le décret 96/230 du 1er Octobre 1996.

Pour rappel, ce décret déclarait nul et de nuls effets les actes de vente et autres pris depuis le 1er janvier 1994 sans visa préalable de la présidence de la République sur ces espaces. Sont concernés les terrains relevant des domaines public et privé de l'Etat situés à Bonanjo, Bali, Bonapriso Akwa, Boulevard de la Besseke, zone Udeac (Zone portuaire), zone Asecna, bois des singes, Kondo et hydrocarbure. Selon une source proche de ce dossier, il s'agit pour ce comité de savoir exactement qui sont réellement les personnes morales ou physiques visées par le décret 96/230 du 1er Octobre 1996, et surtout quels sont les actes posés.

Gestion des actifs résiduels

Un tour dans les locaux abritant le cabinet Atou en plein cœur du quartier Bonanjo permet de constater que ce communiqué signé de M Ndioro A Mamoum Paul Marcel, président du comité a été bien reçu par les destinataires.

« Nous sommes au four et au moulin. Le boss nous donne juste une trentaine de minutes pour mettre quelque chose sous la dent à midi Toute la journée, c'est un incessant ballet de personnes concernées par ce communiqué... »

Déclare un collaborateur du cabinet Atou, en l'absence du maitre des lieux. Cette source ajoute que le compte à rebours est lancé pour les retardataires qui n'ont encore plus que quelques jours pour se présenter ici. (le communiqué date du 12 juin, et les concernés aveint 30 jours pour s'exécuter) Le cabinet Atou, mandaté par le gouvernement depuis 2007 pour la gestion des actifs résiduels de certaines entreprises liquidées se bat depuis lors comme un beau diable pour assumer ce rôle.

Entre des fonctionnaires véreux, des opérateurs économiques sans foi ni loi, destinés à faire main basse sur le patrimoine foncier de l'Etat (estimés à plusieurs milliards de FCFA... des terrains bâtis et nus dans les grandes métropoles du Cameroun), ce cabinet se bat contre de puissants lobbies tapis dans l'ombre. Et comme il aime bien à le rappeler, Lazare Atou, le patron de ce cabinet

« Nous avons été mandaté par le gouvernement, nous avons tout le soutien du gouvernement. Ni les menaces, ni les intimidations, ni les cabales médiatiques ne nous feront reculer... ». Affaire à suivre

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