Libye: La Russie veut empêcher la reprise de la production d'or noir

Des mercenaires russes stationnent, depuis jeudi 25 juin, aux abords du champ pétrolier de Charara, le plus important du pays. La Compagnie nationale pétrolière libyenne dénonce une ingérence étrangère dans un secteur stratégique. La Russie cherche à contrer l'influence grandissante de la Turquie en Libye.

Les combattants russes ont pris leur quartier général dans un terrain agricole, à 3 km de l'entrée du champ pétrolier de Charara, selon plusieurs sources locales. Il n'est pas question pour les Russes de prendre le contrôle de la plus grande installation pétrolière du pays qui peut produire jusqu'à 300 000 barils par jour.

Il s'agit plutôt de s'assurer que les Touaregs qui contrôlent le site ne se rallient pas au gouvernement d'union nationale de Tripoli au détriment de Haftar.

Pour Moscou, qui ne fait pas du maréchal une pièce centrale de son jeu en Libye, l'intérêt est surtout de s'assurer que le site de pétrole reste à l'arrêt, comme c'est le cas quasiment sans discontinuer depuis 2019.

La Russie, qui est un important producteur d'or noir, peut ainsi garder à distance un concurrent de taille. En ayant un œil sur Charara, le pays possède également un atout dans sa négociation avec la Turquie, principal allié de Tripoli sur le partage d'influence de la Libye.

Près de 300 véhicules auraient quitté la capitale libyenne ces dernières heures pour tenter de reprendre la main sur les sites pétroliers. Les populations locales craignent un déplacement des affrontements de l'ouest au sud du pays.

Plus de: RFI

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