Mauritanie: Les enseignants du privé sollicitent le président pour être payés

Dans le pays, les écoles seront fermées jusqu'au 1er septembre à cause de la pandémie du coronavirus. Dès le début de la période de confinement, le 10 mars, le gouvernement mauritanien avait demandé à toutes les entreprises privées, y compris les écoles de continuer à payer leurs personnels. Mais les enseignants du privé attendent toujours le versement de leurs salaires depuis quatre mois.

Les enseignants n'ont pas d'autre choix que de faire appel au chef de l'État mauritanien pour leur venir en aide. Ils affirment avoir rencontré leurs employeurs pour le versement de leurs salaires. Mais sans succès. Ils ont multiplié les démarches en portant leurs revendications aussi devant le ministre du Travail et les instances dirigeantes du parti au pouvoir.

Pour Moustapha Mohamed Diop, le secrétaire général du Syndicat des enseignants du secteur privé, il y a urgence : « Notre problème est devenu un cas social. Des centaines de familles ne peuvent plus se nourrir, ne peuvent plus se soigner, ne peuvent plus payer leur location, ne peuvent plus payer leurs factures. »

Même son de cloche pour le secrétaire général du Syndicat national des promoteurs de l'enseignement privé en Mauritanie. Moctar Aress, insiste lui sur l'arrêt des cours depuis le 10 mars dernier et pose un constat amer sur le système de scolarité privée : « Les écoles privées en Mauritanie vivent exclusivement des frais d'écolage versés par les parents d'élèves. L'État n'intervient pas en soutenant l'école privée pour qu'elle puisse faire face à ses dépenses permanentes, donc en priorité le salaire des enseignants. »Les enseignants soutiennent que les écoles appartiennent majoritairement à des hommes d'affaires qui ont suffisamment de ressources pour payer les salaires.

Plus de: RFI

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