Burkina Faso: Relance économique du pays - Le ministre Lassané Kaboré appelle au civisme fiscal

Le ministre de l'Economie, des Finances et du Développement Lassané Kaboré, a passé en revue les priorités de son département, le samedi 27 juin 2020 à Boromo, lors de l'émission "Antenne directe" de Radio Burkina.

Pour son énième numéro de "Antenne directe", Radio Burkina s'est déportée à Boromo, le 27 juin 2020. Entouré de ses plus proches collaborateurs, le ministre de l'Economie, des Finances et du Développement (MINEFID), Lassané Kaboré, s'est prêté à l'exercice en répondant aux questions des journalistes.

L'année 2020 va être difficile car la COVID-19 a déjà entraîné une baisse des recettes fiscales de l'ordre de 16%, soit 300 milliards F CFA, a indiqué le ministre Kaboré.

Cependant, il a dit garder espoir que les mesures de relance économique que son département va engager, vont permettre de réduire la baisse des recettes.

Aussi, Lassané Kaboré a noté que dans l'ensemble, l'économie burkinabè se porte bien, malgré la COVID-19 et l'insécurité.

Il en veut pour preuve qu'en 2019, malgré la situation sécuritaire dégradée, le Burkina Faso a maintenu la troisième performance en terme de croissance au niveau de la zone UEMOA, après la Côte d'Ivoire et le Bénin.

Toutefois, la réussite de la relance économique en cours, dépendra du civisme fiscal, de la consommation locale et de l'appui des Partenaires techniques et financiers (PTF), a fait remarquer le ministre.

Il a rappelé que 70 milliards F CFA sont prévus pour accompagner les entreprises et 90 milliards F CFA aux secteurs sociaux.

Le ministre a salué les performances de la télé procédure qui a permis de mobiliser 80% des recettes à la Direction générale des impôts (DGI). « Nous prévoyons étendre ces réformes à toutes les opérations fiscales y compris le dédouanement des différents produits», a-t-il promis.

A propos de la fronde syndicale et des manifestations à venir contre l'application de l'IUTS, Lassané Kaboré a estimé que le gouvernement est ouvert et reste toujours favorable au dialogue. «C'est une loi qui a été adoptée que nous décidons d'appliquer en discutant avec nos partenaires.

Dans le dialogue, nous trouverons ensemble la solution et le juste milieu pour que tout se passe bien », a-t-il affirmé. La ministre déléguée au Budget, Clémence Yaka, a déclaré que le gouvernement a fait des efforts pour les partenaires sociaux et qu'il faudrait maintenant faire place au développement.

« Nous sommes passés d'une masse salariale d'un peu plus de 400 milliards F CFA, en 2015 à une masse salariale projetée en 2021 à 950 milliards FCFA », s'est-elle justifiée.

Le Burkina Faso est l'un des rares pays « ayant dérapé en terme de masse salariale », a prévenu le ministre Kaboré. Pour la mise à plat des salaires annoncée, le retard s'explique parce qu'il y a beaucoup de lois modificatives à prendre, a-t-il indiqué.

Contrairement à ce que pensent les autres travailleurs, les agents du ministère de l'Economie, des Finances et du Développement (MINEFID) sont mal logés en termes de traitement salarial, foi du ministre.

En ce qui concerne la révocation, le 27 mai dernier, de trois agents du MINEFID, Lassané Kaboré dit être peiné, «en tant que premier responsable, d'être dans une situation de révocation de ses propres collaborateurs».

Et de soutenir : « Le gouvernement n'a fait qu'appliquer la loi. Il appartient à tout un chacun de tirer les conséquences et de faire en sorte que prochainement, nous n'ayons plus ces cas malheureux ».

Il a estimé que chacun doit faire en sorte que l'administration demeure le centre de la paix, un lieu d'épanouissement et non de violence parce que nous passons plus de temps dans nos bureaux que chez nous.

Plus de: Sidwaya

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