Sénégal: La Der s'engage au sauvetage

La délégation générale à l'entreprenariat rapide (DER) a effectué, en fin de semaine, une visite de travail au niveau des sites et organisations de la filière anacarde à Sédhiou.

Avec les échanges qui ont suivi, il en est ressorti que la filière qui assure les 33% des productions nationales, soit la première place au Sénégal, traverse des difficultés énormes notamment l'absence de financement, de pont bascule, la vétusté des équipements et l'exiguïté des entrepôts. La DER a rassuré de son engagement à sortir la filière de cette mauvaise passe.

Cette visite du délégué général à l'entreprenariat rapide des femmes et des jeunes entre dans le cadre de la promotion et de la valorisation des productions d'anacarde de Sédhiou, région classée première productrice de cajou avec 33% des collectes nationales.

A cette occasion, les acteurs lui ont fait part des opportunités mais surtout des contraintes liées à la transformation. A l'entrepôt de Sédhiou, le magasinier Saliou Diouf a relevé l'exiguïté de leur site et le besoin en logistique fixe, notamment de pesage de gros porteurs.

Pour sa part, Moussa Diaïté producteur et transformateur d'anacarde, gérant de l'usine Casa Cajou, déclare avoir fermé boutique depuis 2017 après six ans d'activités et dit solliciter un accompagnement de la DER : «c'est en 2011 que j'ai commencé la transformation dans le souci de combattre les exportations et l'usure des Indiens et des Vietnamiens.

Mais, depuis 2017, l'usine ne fonctionne plus par manque de financement. Les machines sont vétustes et cela me fait des pertes énormes alors que j'emploie une centaine de personnes. Avec 500 millions, cela peut me soulager ».

Face à toutes ces interpellations, le délégué général à l'entreprenariat rapide Pape Amadou Sarr rassure : « nous avons pris l'engagement de mettre deux à trois autres magasins de deux à trois mille tonnes.

En plus, ils nous ont souligné une difficulté majeure, à savoir l'absence de pont bascule et les camions qui viennent à Sédhiou sont obligés de peser sac par sac et cela fait une perte énorme de temps allant même jusqu'à décourager les camionneurs à venir à Sédhiou.

Nous avons pris l'engagement d'investir dans un pont bascule ici à Sédhiou, à les accompagner à moderniser l'infrastructure et à améliorer la production », dit-il.

Le président du cadre régional de concertation des acteurs de la filière anacarde de Sédhiou se dit rassuré des engagements du délégué général : « pour une première, ça été un coup de maître. Vraiment, nous remercions la DER.

Aujourd'hui, la problématique qui se pose aux producteurs, c'est l'enclo sure car la divagation des animaux entraine des pertes énormes de production à hauteur de 20%.

Et la délégation à l'entreprenariat rapide s'est engagée à les appuyer », se réjouit Ibrahima Khalil Sagna. Avec ses sept unités de transformation de cajou, la région de Sédhiou attend beaucoup de ces programmes de l'Etat pour devenir plus compétitive et gagner des parts de marché ici ou ailleurs.

Plus de: Sud Quotidien

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