Congo-Kinshasa: 60 ans après, la RDC peine à transformer ses ressources

La RDC est l'un des pays africains les plus riches en ressources naturelles, mais 60 ans après son indépendance, elle fait partie des pays les plus pauvres.

Avec les nouveaux textes régissant le secteur minier, la RDC enregistre des améliorations dans la gestion des ressources naturelles. C'est du moins l'avis de Freddy Kitoko, avocat et président du comité de pilotage de la plateforme dénommée "Investissement durable au Katanga", IDAK.

"Après l'indépendance, les mines ont continué à être gérées par les Belges. Après, il y a eu la 'zaïrianisation' avec Mobutu qui a nationalisé la plus grande entreprise minière, la Gécamines, il y avait aussi la Miba, dans le Kasaï. Pendant la période du Zaïre, les mines ont plus profité au pouvoir qu'à la population, elle-même. Mais quand on a eu le premier code minier en 2002, il voulait plus attirer les investisseurs que s'appuyer sur le bien des communautés. Une petite évolution quand même, parce qu'aujourd'hui, avec la réforme de 2018, les communautés peuvent avoir des moyens pour développer les milieux dans lesquels les mines sont exploitées", explique-t-il.

Les mines : point fort de l'économie congolaise

Grâce à la libéralisation du secteur, l'activité minière a enregistré un bond spectaculaire en RDC. Ainsi la production du cuivre atteint des millions de tonnes par an tandis que celle du cobalt s'est variée. Les mines demeurent le point fort de l'économie congolaise pendant que l'agriculture est en recul.

Pourtant, le déficit énergétique empêche le pays d'atteindre un bon niveau de transformation de minerais.

Actuellement, les exploitants disposent d'un moratoire allant jusqu'en mars 2021 au-delà duquel il leur est interdit d'exporter du concentré de cuivre et de cobalt. Mais rien n'indique que d'ici là, la capacité énergétique permettant le traitement et la transformation de minerais serait suffisante.

Malgré tout, Eric Monga, président de la Fédération des entreprises du Congo, FEC, au grand Katanga, et vice-président national chargé de l'énergie et hydrocarbures, salue la tendance prise par les autorités.

"Le cuivre est raffiné à peu près à 100% au pays et l'installation maintenant des unités des plus grandes transformations pour des plus grandes valeurs ajoutées sont en cours, c'est un processus", admet-il.

Pour rappel, en marge de la 5ème édition du Forum Investir en Afrique qui a lieu le 10 septembre 2019 à Brazzaville, le chef de l'Etat Félix Tshisekedi a affirmé que son gouvernement travaillait sur les voies et moyens pouvant permettre à la RDC, de transformer localement ses minerais.

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