Cameroun: Formation professionnelle - Un pas de plus vers l'excellence

Des décrets du Premier ministre portant modalités d'application de certaines dispositions de la loi de juillet 2018 définissent davantage les rôles des uns et des autres.

Ça continue de bouger dans le secteur de la formation professionnelle au Cameroun. Après la promulgation de la loi régissant ce secteur au Cameroun, voici les textes d'application de certaines dispositions de cette loi. Ils ont été signés par le Premier ministre, chef du gouvernement le 23 juin dernier. « Ces textes du Premier ministre aideront à parfaire l'application de la loi du 11 juillet qui peut ainsi pleinement entrer en activité. C'est un complément important qui fixe les procédures à mettre en œuvre pour l'application de la loi », précise Athanase Monglo, chef de la division des Affaires juridiques au ministère de l'Emploi et de la Formation professionnelle.

Dans le texte donc, l'accent a été mis sur presque tous les ordres d'enseignement: formation en alternance, formation à distance et apprentissage. Question de mieux clarifier l'exercice de ces types de formation. Pour la formation en alternance par exemple, le texte précise que le suivi-évaluation de cette formation est assuré par les services territorialement compétents des administrations sectorielles concernées, afin de s'assurer qu'elle s'effectue conformément aux clauses du contrat et, le cas échéant, fournir une assistance à l'apprenant. Le ministre devra définir les modalités de suivi-évaluation de cette formation. Un pan de voile est aussi levé sur le volet apprentissage. Le contrat d'apprentissage notamment.

On peut y lire que la durée de ce contrat varie d'un à trois ans, selon le domaine d'activité, les branches professionnelles et les types de métiers. Les âges des maîtres d'apprentissage et des apprentis sont aussi définis. L'article 24 précise qu'avant tout commencement d'exécution du contrat, ce dernier doit préalablement porter la signature du ministre en charge de la formation professionnelle. Un modèle de ce contrat est d'ailleurs contenu dans le texte du Premier ministre. Il y a également un modèle d'attestation de fin d'apprentissage.

Autre annexe à ce texte du Premier ministre, un tableau définissant les catégories professionnelles (12 au total) intégrant les qualifications professionnelles requises par l'apprenti, les diplômes exigés au maître d'apprentissage au terme de ce dernier et surtout l'expérience professionnelle du maître d'apprentissage dans le métier concerné, question d'avoir un idée du profil du formateur. « Désormais, il est question de la vulgarisation de ces textes. Il faudrait que les différents acteurs comprennent qu'on va vers une formation professionnelle de qualité, ce qui offrira à l'apprenant un cadre idéal pour exprimer son talent. On veut également davantage aller vers la valorisation des métiers manuels », a indiqué M. Monglo.

Dans la même mouvance, le Premier ministre a signé un texte portant création de quinze nouveaux centres publics de formation professionnelle dans neuf régions du pays. Des centres de formation aux métiers, des centres d'excellence et des centres sectoriels notamment .

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