Congo-Brazzaville: Cédric Belemene - « Je continue toujours à m'entrainer chez moi »

interview

Basketteur international, Cédric Belemene nous livre au cours de cette interview exclusive, son parcours ainsi que son quotidien pendant cette période d'arrêt des activités sportives à cause de la pandémie à coronavirus.

Qui est Cédric Belemene ?

Je suis Congolais et j'évolue, au club Isover Basketball, une équipe professionnelle de Basketball. J'ai commencé ma formation très jeune au Congo, dans l'équipe de Diable-noire basketball. J'ai ensuite poursuivi ma formation en Espagne dans le Club Marin Peixegalego. Après L'Espagne, je suis allé aux Etats-Unis oú j'ai fait mes études, j'ai donc joué et étudié pour les prestigieux Universités de la NCAA, notamment l'Université de Miami et celle de la Tampa. Après mes études universitaires, j'ai aussitôt signé pour le club espagnole, Isover basket (2019-2020).

Parlant de mes trophées, nous étions vice-champion d'Espagne U17 en 2012. J'étais sacré meilleur joueur d'Espagne, MVP U19 (2014), meilleur marqueur du championnat Espagnol U19 (2014) et U17 (2012). J'ai également le trophée All SS conférence 3rd team (2019 des Etats-Unis).

Actuellement vous ne pratiquez presque plus le basketball régulièrement à cause de la Covid-19, comment passez-vous cette période ?

C.B:Comme vous le savez, la crise causée par la pandémie de coronavirus (Covid-19) que nous traversons est mondiale, chacun d'entre nous en est donc victime direct ou indirect.

En tant que sportif, je suis habitué à me dépenser plusieurs heures par jour donc l'interruption de la ligue et des activités sportives et sociales ont non seulement un impact considérable dans mes revenues financiers aussi que dans ma vie quotidienne. L'arrêt des activités sportives n'est jamais évident pour un sportif professionnel. Je continue toujours à m'entrainer chez moi, mais j'avoue que cette période d'arrêt m'a rendu créatif. Mon niveau à la cuisine, s'est considérablement amélioré.

Parle nous de tes débuts

Pour un sportif, il n'y a rien de plus beau que de gagner ou d'évoluer. Mais pour y parvenir il faut un rêve, car un sportif sans rêve est comparable à une belle voiture sans carburant.Le sport a une importance capitale dans le développement d'une génération et donc d'une nation. Le sport n'est pas qu'un spectacle ou passe-temps, il éduque et peut être un vecteur important dans le développement ou l'épanouissement d'un individu, d'un arrondissement ou d'une nation. Je n'ai jamais choisi le basketball. Tout s'est passé au hasard. Plus jeune je rêvais d'être pilote, footballeur ou Athlète de course de fond. Mais comme par hasard, je vivais à côté d'un terrain de basketball au squares De Gaul, vers le lycée Savorgnan de Brazza. A l'époque, diable-noire basketball formait et entrainait les jeunes de toute catégories. Alors dans le suivisme d'enfance, j'ai donc fini par joindre mes amis dans l'apprentissage du basketball.

J'invite le gouvernement congolais, par le ministère des Sports, à promouvoir le sport en général. La jeunesse congolaise a besoin d'être occupée et éduquée. Diversifier et investir dans les activités sportives, jouera un rôle important dans le changement de mentalité du congolais.

A La Une: Congo-Brazzaville

Plus de: Les Dépêches de Brazzaville

à lire

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.