Angola: BPC ferme 53 succursales à partit du 13 juillet

Luanda — Cinquante-trois succursales de la Banque d'épargne et de crédit (BPC, sigle en portugais) seront fermées à partir du 13 juillet, dans plusieurs provinces du pays.

La BPC compte plus de 370 agences réparties dans les 18 provinces du pays.

La mesure, confirmée mardi dans un communiqué de la BPC, publié dans le Jornal de Angola, fait partie du programme de restructuration et de recapitalisation de cette institution bancaire.

La BPC va fermer certaines de ses succursales et agences de transfert dans les provinces de Luanda, Cunene, Cuanza Sul, Benguela, Huíla, Namibe, Cuando Cubango, Malanje, Uíge, Cabinda, Lunda Sul, Moxico et Bengo.

Selon le communiqué de la BPC, plus de 22 agences bancaires seront fermées rien qu'à Luanda, capitale du pays.

Cette étape marque le début du processus de licenciement du personnel de la plus grande banque publique du pays, qui a vu ses actifs se détériorer au cours des sept dernières années, avec des pertes de 404,7 milliards de kwanzas, jusqu'en décembre 2019.

La réduction des employés est le résultat d'un ensemble de mesures adoptées pour réduire les coûts d'exploitation, qui sont actuellement bien supérieurs aux gains, selon son président André Lopes, dans un récent message adressé aux travailleurs.

Compte tenu du contexte du pays et de la responsabilité sociale de BPC, André Lopes a promis un processus de licenciement progressif et d'un accord avec ceux affectés par la mesure.

La réorientation de la main-d'œuvre, a-t-il assuré, obéira à des modalités de préretraite, "out charsing" des services auxiliaires, la suppression de certains postes d'emploi, découlant de la fermeture des succursales, et résiliation du contrat de travail d'un commun accord.

Conscient des moments difficiles auxquels le pays est confronté et compte tenu de la responsabilité sociale de la BPC, le conseil d'administration propose de récompenser chaque salarié concerné par ce processus, à travers un ensemble de rémunérations et d'avantages.

Il a déclaré que cela allait au-delà de l'indemnisation prévue par la loi générale du travail. Ainsi, la banque propose de procéder à des indemnités calculées conformément à la loi générale du travail et à une compensation financière de 20%.

Concernant ce processus, il est prévu licenciement d'un tiers du personnel de cette institution bancaire, estimé à 4800 employés, ce qui entraînera un effort de trésorerie de 18 milliards de kwanzas. En plus de cela et d'autres mesures, la banque, qui connaît une crise de liquidité chronique, a défini une recapitalisation évaluée à 748,3 milliards de kwanzas pour cette année (2020).

Cette année, dans le cadre du plan de recapitalisation et de restructuration, le ministère des Finances a déjà injecté 163,7 milliards de kwanzas en obligations, tandis que l'Institut de gestion des actifs et des participations de l'État (IGAPE) mettra à disposition, dans les prochains jours, 396 milliards, dont 15 milliards en nombre et le reste en titres.

Dans le cadre de ces efforts, en mai, une autre mesure a été matérialisée par l'attribution de 80% du capital des prêts non performants de BPC à Recred.

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