Cote d'Ivoire: Fourniture en eau potable - Le gouvernement décaisse 45 milliards de FCfa pour desservir 32 localités

Le gouvernement, sous la houlette du Président de la République Alassane Ouattara, met au centre de ses priorités la question cruciale de l'accès à l'eau potable des populations qui sont confrontées aussi bien dans le Grand Abidjan qu'à l'intérieur du pays à des coupures et pénuries récurrentes de ce liquide précieux.

Malgré le contexte difficile marqué par la pandémie du coronavirus, les autorités poursuivent la mise en œuvre du programme social « Eau pour tous ».

Financé à hauteur de 1320 milliards de FCfa, il vise à permettre à 95 % des populations d'avoir accès à l'eau potable.

Cette détermination dans la mise en œuvre de ce projet ambitieux s'est traduite par des travaux d'installation de 40 Unités compactes de dégremonts (Ucd) dans 32 villes du pays, d'un coût de 45 milliards financé par l'État de Côte d'Ivoire, afin de combler le déficit en eau potable.

C'est justement dans ce cadre que le ministre de l'Hydraulique, Laurent Tchagba, a donné le top départ dans les régions du Hambol et de la Bagoué.

Dans les localités bénéficiaires dudit programme (Dabakala, Katiola, Niakara, Boundiali et Tengréla), la fin des travaux d'installation de ces Ucd est prévue en septembre 2020.

Le déficit criant d'eau potable au nord

Dans la partie septentrionale du pays, le déficit en eau potable est criant; il est même sévère et chronique. Selon les statistiques du ministère de l'Hydraulique, Niakara dont la population s'élève à 35 611 habitants enregistre un déficit en eau potable de 72%, avec une production de 500 m3/jour.

A Boundiali, capitale de la Bagoué, le besoin quotidien d'une population de 69304 est de 5900 m3/jour contre 2800m3/jour ; soit un déficit de 53%.

A Tengréla , non loin de la frontière malienne, le constat est le même. La population estimée à 47891 habitants a un déficit de 65 %.

Élus locaux, notabilités, femmes, guides religieux l'ont déploré. « La saison des pluies dure seulement trois mois.

C'est dire que pendant neuf mois, pratiquement, les populations ont des difficultés d'accès à l'eau potable ; ce qui a amené des fils des régions à réaliser des forages à leurs propres frais pour soulager les populations.

En outre, quand les pluies cessent, nous n'avons pas d'eau dans les retenues pour alimenter les installations de la Sodeci », regrette Ballo Bakari, maire de Tengréla.

Koné Lucile, de l'Association des femmes catholiques de Niakara, partage le calvaire que vivent ses sœurs pour se procurer la source de vie. « Les femmes, nos sœurs, nos filles et nos mères parcourent 5 km, parfois à partir de 4 heures du matin, à la recherche d'eau.

Elles ont plus recours à l'eau de pluie, de rivière ou tout autre source d'eau, souvent de mauvaise qualité, source des maladies diarrhéiques qui sont les principales causes de la mortalité infantile », a-t-elle déploré.

L'engagement des autorités ivoiriennes

Au regard des souffrances évoquées, le gouvernement, soucieux d'améliorer le cadre de vie des populations, a décidé en urgence de prendre les taureaux par les cornes avec l'installation d'usines Ucd au niveau des stations de pompage de plusieurs localités.

L'Ucd est une usine prête à être utilisée, facile à installer et qui traite les eaux brutes, une fois les plaques en béton posées. Une Ucd peut produire jusqu'à 100 m3 d'eau potable à l'heure. Avec cette technologie innovante, la production d'eau va fortement augmenter dans les localités.

« Le gouvernement est à la tâche pour approvisionner l'ensemble des populations avec ce projet innovant.

Beaucoup reste encore à faire, mais sachez qu'aucune région ne sera oubliée dans la marche du développement inclusif notamment à travers le programme Eau pour tous. Les Ucd en sont une illustration parfaite », a indiqué le ministre de l'Hydraulique.

Laurent Tchagba assure que les problèmes d'eau dans toutes les localités bénéficiaires seront bientôt un lointain souvenir.

Ajoutant que le gouvernement s'est donné les moyens conséquents pour y arriver. D'où les nombreuses actions entreprises en faveur des populations dans le cadre du programme "Eau pour tous".

Dans cette perspective, le lancement du projet de l'Amélioration des performances techniques et financières du secteur de l'eau (Aptf) viendra résoudre le problème d'eau dans 155 sous-quartiers non canalisés du Grand Abidjan.

Par ailleurs, l'inauguration de la nouvelle station de traitement d'eau potable à Tiassalé, le lancement des travaux de renforcement de l'alimentation sont autant d'actions saluées par les populations qui sont unanimes pour dire que le programme social du gouvernement en matière d'eau potable est une réalité.

De Dabakala à Boundiali, en passant par Katiola, tous ont exprimé leur gratitude au Président Alassane Ouattara pour cette action de portée sociale, à savoir leur fournir de l'eau, source de vie.

600 milliards FCfa investis dans le secteur

Sous l'impulsion du Président de la République, des investissements colossaux (600 milliards de FCfa) ont été réalisés dans le domaine de l'hydraulique.

Ce qui a permis de construire des usines de productions tant au niveau d'Abidjan qu'à l'intérieur du pays, de sorte que d'un déficit estimé à 54%, en 2011, la Côte d'Ivoire est passée à 80% de desserte.

Ce, grâce à l'augmentation du nombre de localités desservies, 1098 en fin 2019 contre seulement 789 en 2011. Et ce n'est pas tout, car le gouvernement entend rendre fonctionnelles 21 000 pompes villageoises et renforcer la production de l'eau en milieux urbain et rural.

« Nous sommes en train de les réparer. Notre calendrier prévoit de réparer, au mois de septembre, 70% de ces pompes pour que les populations en milieu rural puissent avoir de l'eau potable disponible, n'aillent plus vers les marigots pour puiser de l'eau de mauvaise qualité, source des maladies hydriques », a rassuré le ministre Laurent Tchagba.

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