Madagascar: Destruction de forêt primaire - Sept hectares ravagés et quatre pillards écroués

La gendarmerie et le cantonnement de l'Environnement de Fandriana ont porté au grand jour une destruction massive d'aire protégée. Quatre personnes sont placées sous les verrous.

Du fil à retordre

La traque de pilleurs de réserves naturelles bat son plein dans le district de Fandriana. Quatre individus ont été pris sur le fait et ont été placés en détention préventive au terme de leur passage au parquet près le tribunal de première instance d'Ambositra avant hier. Pensant pouvoir tromper la vigilance des autorités dont les efforts sont concentrés dans la lutte contre la pandémie du coronavirus et dernièrement dans la célébration de la fête nationale, des exploitants forestiers illicites se sont abattus sur sept hectares de forêt primaire dans le district. Alors que les malfaiteurs pensaient pouvoir tirer parti de la situation, le chef du cantonnement de l'Environnement et du développement durable auprès du district de Fandriana a pris en défaut les malfaiteurs en effectuant une descente dans les zones sensibles.

Personnes recherchées

Alors que les pillards pensaient pouvoir s'adonner à leurs activités sans être inquiétés pendant la célébration du 60ème anniversaire de l'indépendance, le chef du cantonnement s'est dépêché sur les lieux accompagné de quelques éléments de la brigade territoriale de la gendarmerie nationale de la ville de Fandriana. Une petite partie de la population riveraine se trouve derrière ces exploitations forestières illégales fraîchement mises à nues. En plein jour, les forces de gendarmerie ainsi que l'équipe du cantonnement ont débarqué . En les apercevant au loin, la horde d'individus qui effectuaient des coupes sauvages dans l'aire protégée ont quitté les lieux. Cernés, quatre individus se sont fait cueillir. Conduits au siège de la brigade de gendarmerie de Fandriana où les enquêtes préliminaires ont été effectuées, les quatre suspects ont été présentés devant le tribunal après avoir passé le week-end en garde à vie.

L'ampleur des ravages causés par les exploitants illicites est effrayante. Sur les sept hectares de forêt de primaires, des arbres centenaires ont été abattus et de grandes surfaces boisées défrichées et brûlées. La réserve naturelle détruite est sous la gestion de la collectivité locale. Faute de moyens suffisants, celle-ci semble néanmoins avoir des difficultés à assurer l'effectivité de sa préservation.

Plus de: L'Express de Madagascar

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