Burkina Faso: Conseil national pour le développement durable - La contribution déterminée nationale en révision

Le directeur de cabinet du MEEVCC, Rasmané Ouédraogo (milieu): « Les échanges vont permettre d'améliorer le processus amorcé afin de disposer à terme, d'un CDN réaliste ».

Le ministère de l'Environnement, de l'Economie verte et du changement climatique (MEEVCC), à travers le Secrétariat permanent du Conseil national pour le développement durable (SP/CNDD), a organisé un atelier de lancement des activités de révision de la Contribution déterminée au niveau national (CDN), le mardi 30 juin 2020 à Ouagadougou.

La mobilisation internationale face aux impacts négatifs du changement climatique s'est traduite par l'adoption de l'accord de Paris sur le climat en décembre 2015, assortie d'engagements chiffrés des Etats signataires à réduire de manière significative, leurs émissions de gaz à effet de serre. Le Burkina Faso, à cet effet, dispose de son document d'engagements notamment sa Contribution déterminée au niveau national (CDN) avec sa promesse de réduction de ses émissions à 18,2% à l'horizon 2030.

C'est dans ce contexte, que le Secrétariat permanent du Conseil national pour le développement durable (SP/CNDD) sous la houlette du ministère de l'Environnement, de l'Economie verte et du changement climatique (MEEVCC) a organisé un atelier de lancement des activités de révision de la CDN relative à la mise en œuvre de l'Accord de Paris, le mardi 30 juin 2020 à Ouagadougou.

Selon le directeur de cabinet du MEEVCC, Rasmané Ouédraogo, représentant le ministre Nestor Batio Bassière, si l'entrée en vigueur de l'Accord de Paris sur le climat avant l'échéance de 2020 avait suscité un regain d'optimisme sur la volonté des pays-parties à contenir l'élévation de la température moyenne de la planète nettement en-dessous de deux degrés Celsius, force est de reconnaître, à la lumière du dernier rapport du groupe

La représentante du PNUD, Clarisse Coulibaly, dit attendre un plan d'actions consensuel.

d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, que les contributions actuelles des Etats ne permettent pas d'atteindre cet objectif. «Conscient du coût de l'inaction face aux effets du changement climatique sur ses systèmes naturels et économiques déjà fragiles, le Burkina Faso s'est engagé à réviser sa CDN et à examiner la possibilité de rehausser ses ambitions de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre », a-t-il expliqué.

Il a ajouté que cette option du gouvernement traduit sa volonté politique de jouer toute sa partition pour faire face aux défis que posent le changement climatique au niveau global. Pour le SP/CNDD, Dr Augustin Kaboré, cet atelier regroupe des acteurs issus des secteurs de développement au nombre desquels, l'énergie, le transport, les procédés industriels, l'agriculture et les ressources animales. Au cours de cet atelier a-t-il fait savoir, il va s'agir de faire des propositions de sorte à réduire les effets d'émission du gaz carbonique. Quant à la représentante du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Clarisse Coulibaly, elle dit attendre avec l'ensemble des Partenaires techniques et financiers (PTF) qui sont impliqués dans le processus en cours que le plan d'actions qui va être proposé soit consensuel et mis en œuvre pour permettre au Burkina d'être au rendez-vous de la révision de sa CDN.

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