Congo-Brazzaville: Droits humains - Les veuves exposées aux brimades par méconnaissance des textes juridiques

La ministre des Affaires sociales, de l'Action humanitaire et de la Solidarité, Antoinette Dinga Dzondo, a invité le 1er juillet les femmes ayant perdu leurs époux à lire les textes qui intéressent leur vie dans le domaine des droits successoraux dans le mariage.

La Journée internationale des veuves commémorée le 23 juin, de chaque année, a été célébrée en différé sur le thème « Sauvons la veuve contre les pratiques ancestrales dégradantes ». La rencontre a été organisée par le consortium des associations des veuves au Congo.

Lors de son intervention, la ministre des Affaires sociales, de l'Action humanitaire et de la Solidarité, Antoinette Dinga Dzondo, a déclaré : « Les brimades, pratiques dégradantes sont infligées aux veuves par méconnaissance des textes juridiques ». A cet effet, elle a indiqué que les femmes veulent faire le plaidoyer pour l'adoption des dispositions sur le veuvage du code de la famille.

La ministre a interpellé également à cette occasion les hommes qui vivent en concubinage afin d'éviter les mauvaises pratiques de la belle-famille en cas de décès de la femme, au nombre desquelles la dot exigée de la dépouille.

Au nom des veuves du Congo, Marie des Anges a signifié que cette journée internationale des veuves trouve son importance dans les campagnes de sensibilisation, les avancées juridiques et administratives et bien d'autres d'activités relatives à la question du veuvage.

Elle a, par ailleurs, souhaité une large sensibilisation des pouvoirs publics sur les maltraitances faites aux veuves au Congo ainsi que l'impulsion et la promulgation du projet de loi portant code des personnes et de la famille susceptible de rendre paisible la vie des veuves.

La Journée internationale des veuves a été marquée par des communications portant sur le thème « La mort et les rites au Congo Brazzaville » donnée par le responsable de parcours- type anthropologique à la Faculté des Lettres, des Arts et Sciences Humaines à l'Université Marien-Ngouabi, le Dr Christophe Lia Mondjock. Selon l'orateur, les rites imposés aux veuves sont perçus comme une étape de séparation entre le mort et le vivant.

Pour sa part, la directrice générale du Centre de recherche d'information et de documentation sur la femme, Virginie N'dessabeka, a renchéri sur les droits de la veuve d'après le code de la famille. Pour elle, est considérée comme veuve la femme qui est reconnue par le mariage à l'état civil. A cet effet, la veuve jouit de ses droits tels que prévus par les juridictions. A propos, un film sur la maltraitance des femmes en période de veuvage a été projété.

Au terme de la cérémonie, un don de vivres et non vivres a été offert au consortium des associations contre la maltraitance des veuves.

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