Sénégal: Changement de stratégie face à COVID-19 - L'implication communautaire, poumon de la riposte !

L'implication communautaire semble, face à Covid-19 qui étend de plus en plus ses tentacules, le volet de la riposte sur lequel les acteurs doivent mettre particulièrement l'accent.

Une posture que partagent à la fois le Dr Mamadou Ndiaye pour qui « le combat est commun et... doit être global » et l'expert en santé publique, Dr Moussa Thior, qui est d'avis que l'intervention à base communautaire sauve plus que les hôpitaux.

Le nouveau coronavirus gagne du terrain et des vies. Pour le directeur de la prévention, Dr. Mamadou Ndiaye, l'incapacité des structures sanitaires à contenir les patients doit être comblée par le combat communautaire.

« On a pu organiser le système de santé d'une certaine manière. Il a une capacité mais cette capacité, nous pensons également qu'elle doit être renforcée. Renforcer par l'engagement communautaire, l'implication des populations », a soutenu la blouse blanche sur IRadio.

Poursuivant, Dr Mamadou Ndiaye indiquera qu'il s'agit d'un « combat commun et non un seul combat d'un seul secteur comme le secteur de la santé mais le combat doit être global. C'est l'ensemble de la population et l'ensemble des secteurs qui doivent mettre la main à la pâte pour que cette pandémie soit vaincue ».

Dans la même foulée, l'expert en santé publique, Dr Moussa Thior, s'est dit aussi d'avis que l'intervention à base communautaire sauve plus que les hôpitaux.

«Au niveau du Sénégal, nous avons un tissu communautaire qui est bien organisé et si nous privilégions les interventions à base communautaire, nous pouvons éviter que les gens aillent au niveau des hôpitaux parce que quand ils aillent au niveau des hôpitaux, malheureusement le taux de décès est assez important ».

L'expert en santé publique a tenu par ailleurs à faire savoir qu'en effet le taux de positivé est jusque-là stable mais le taux de létalité fluctue.

« Je pense que l'indicateur le plus fiable à mon avis, c'est de regarder un peu le taux de positivité qui est stable à peu près dans une fourchette de 7 à 12%. Donc, je ne peux pas affirmer qu'il y a une augmentation de cas.

Par contre, ce qu'on note, c'est qu'il y a une augmentation des décès; et il faut réfléchir pour voir les meilleures façons d'adresser cette problématique », a-t-il précisé.

Plus de: Sud Quotidien

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