Mali: Droits humains - La commission d'enquête internationale pour le Mali soumet son rapport

Vinod Boolell fait partie d'une commission chargée par les Nations unies d'enquêter sur les allégations d'abus et de violations graves du droit international des droits de l'homme et du droit international humanitaire au Mali. Celle-ci a rendu son rapport le 26 juin, après 20 mois de travaux.

«It was a great honor to be chosen by the Secretary General of the UN to be a member of such an important Commission of Inquiry. The mandate was quite wide and the reusults of our findings, I hope, will have far reaching consequences for Mali in bringing peace and justice to the country. The work was long and hard but rewarding", a déclaré hier à l'express le juge Vinod Boolell. Notre compatriote faisait partie de la Commission d'enquête internationale pour le Mali («la Commission»), qui a soumis son rapport au secrétaire général des Nations unies, le 26 juin, concluant ainsi sa mission après plus de 20 mois de travaux.

Créée le 19 janvier 2018 par le secrétaire général des Nations unies, conformément à l'article 46 de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali de juin 2015, la Commission avait pour mandat «d'enquêter sur les allégations d'abus et de violations graves du droit international des droits de l'homme et du droit international humanitaire, y compris les allégations de violences sexuelles liées au conflit commis sur tout le territoire du Mali entre le 1er janvier 2012 et la date de son établissement ; d'établir les faits et les circonstances de la perpétration de tels abus et violations, y compris ceux qui peuvent constituer des crimes internationaux ; d'identifier les auteurs présumés de tels abus et violations, et ; de soumettre un rapport écrit au Secrétaire général, contenant les conclusions de ses enquêtes et des recommandations pour la lutte contre l'impunité, à la lumière des abus et violations identifiés». Elle a commencé ses travaux le 22 octobre 2018.

Le rapport soumis au secrétaire général contient le résultat et les conclusions des enquêtes menées par la Commission sur les abus et violations graves du droit international, des droits de l'homme et du droit international humanitaire, ainsi que les crimes internationaux commis sur le territoire du Mali entre le 1er janvier 2012 et le 19 janvier 2018, conformément à son mandat. Il contient aussi des recommandations formulées sur la base de ses constatations, dans la perspective de mieux lutter contre l'impunité et de consolider la paix et la réconciliation nationale au Mali.

Travail indépendant

Dans l'accomplissement de sa mission, la Commission a bénéficié de la coopération agissante de différentes organisations et institutions, notamment le gouvernement du Mali, les autres parties signataires de l'Accord pour la paix et la réconciliation, certains États membres des Nations unies, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA) et d'autres entités du système des Nations unies au Mali, à New York et à Genève, et de nombreuses organisations gouvernementales et non-gouvernementales. La Commission les remercie sincèrement de leur soutien multiforme. Elle remercie également les victimes et les témoins des événements objets de ses enquêtes, qui ont accepté de partager leurs expériences avec elle, malgré un environnement empreint de menaces et de craintes parfois exprimées.

La Commission a travaillé en toute indépendance, objectivité et impartialité, et a pris toutes les mesures nécessaires en vue d'assurer la protection des personnes qui ont coopéré avec elle, ainsi que la confidentialité des informations qu'elle a reçues.

Outre le juge Vinod Boolell de Maurice, la Commission est composée de Lena Sundh de la Suède (présidente) et Simon Munzu du Cameroun. Elle a bénéficié dans la conduite de sa mission, de l'appui d'un secrétariat technique basé à Bamako et composé de 14 fonctionnaires des Nations unies, dont quatre femmes, experts dans divers domaines thématiques d'intérêt pour son travail, et coordonné par Kounkinè Augustin Somé.

Source : ONU

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