Congo-Brazzaville: Environnement - La société Averda en bonne voie

Le constat a été fait par la ministre du Tourisme et de l'Environnement, Arlette Soudan-Nonault, qui était accompagnée du préfet du département de Brazzaville, Cébert Iboko Onanga, et du premier vice-maire de la ville de Brazzaville, Marius Okana, lors de la visite qu'ils ont effectuée sur les sites de la société Averda, le 1er juillet.

Cette visite fait suite à celle effectuée le 13 juillet 2018, sur la chaine de collecte des déchets, notamment l'Aire de transit des ordures ménagères (ATOM) de Mpila et le site de Lifoula. Le constat fait était le suivant : mauvais emplacement de l'ATOM de Mpila ; absence de centre de tri préalable des déchets ; en lieu et place du centre d'enfouissement, la société dispose d'une décharge à ordures tout-venant ; défaut de communication des statistiques des déchets au ministère en charge de l'Environnement.

Fort de ce constat, il était recommandé à la société Averda de réaliser un audit environnemental et social de ses installations puis de procéder à la fermeture de la zone de décharge actuelle de Lifoula ; d'ouvrir hors de la ville une aire de transit des ordures ménagères, une aire de tri des déchets et une installation d'enfouissement répondant aux normes environnementales, après la réalisation d'une étude d'impact environnemental et social ; de communiquer à l'administration de l'environnement les statistiques des déchets et leur caractérisation.

En dépit de ces recommandations, la société, bien qu'ayant fermé l'ATOM située à proximité de l'Institut supérieur de gestion, en a ouvert une autre à Mpila en face de l'ex limonaderie Brasseries africaines de Brazzaville (BAB), sur décision du maire de la ville de Brazzaville, suivant une autorisation provisoire d'occupation du domaine municipal n235/CB/M/CAB qui, malheureusement ne détermine pas la durée de l'occupation. Mais elle doit assurer la gestion des déchets conformément aux articles 50,54, 55 et 56 de la loi 003/91 du 23 avril 1991.

La société Averda mène actuellement des activités de désinfection des milieux tant publics que privés. Bien que cette action soit salvatrice pour la lutte contre la Covid-19, la société n'a pas sollicité du ministère en charge de l'Environnement, une autorisation pour la réalisation desdites activités. Elle devrait solliciter aussi une autorisation d'importation des produits chimiques utilisés dans la désinfection, au cas où ceux-ci seraient achetés hors de la République du Congo.

Après une séance de travail dans les locaux d'Averda, la ministre et la délégation qui l'accompagnait ont visité le premier site en zone urbaine, mis en demeure avec une demande de délocalisation, parce qu'il y avait des odeurs, de la pollution de l'air, du sol, et de la prolifération d'insectes et autres. Ils étaient très mal placés en zone urbaine. La délégation a ensuite visité la zone administrative qui va abriter le futur local technique de contrôle et de réparation de toutes les machines qui servent à la collecte des déchets, ce qui n'est pas le centre d'enfouissement, car ce centre se trouve à la sortie de la périphérie nord de Brazzaville comme cela se fait dans les grandes villes.

Averda a la volonté de s'étendre et de bien s'installer au Congo

A l'issue de la visite, la ministre du Tourisme et de l'Environnement, Arlette Soudan-Nonault, a indiqué qu'Averda est le partenaire avec lequel il assure l'assainissement des villes de Brazzaville et Pointe-Noire. Averda a montré de sa bonne foi, en assainissant plus qu'hier, la ville de Brazzaville. « Nous avons dans un premier temps remarqué qu'Averda a fait beaucoup d'efforts... Nous avons remarqué également l'arrivée de nouveaux bacs à ordures, ce qui montre que Averda à la volonté de s'étendre et bien s'installer au Congo. Nous attendons donc ce retro planning de la société Averda qui a fait beaucoup d'efforts, et qui a créé pas moins de trois mille emplois. Nous les encourageons à porter rapidement le projet de l'installation de ce centre d'enfouissement dans sa mise en œuvre et finaliser le lieu où nous sommes qui leur a été affecté. »

La ministre a reconnu que la société Averda a obtenu les autorisations de bâtir. Des études d'impact environnemental y sont exigées lorsqu'on s'implante tant au niveau d'un centre d'enfouissement et autres. « Nous sommes venus contrôler si les directives que nous avions données ont été respectées dans le cadre de la mise en œuvre de cela... Il y a toute une volonté politique qui commence à se traduire en choix avec un partenaire qui a décidé avec l'administration décentralisée de jouer sa partition. Je pense que nous sommes en bonne voie », a déclaré la ministre.

Enfin, la ministre a insisté sur la sensibilisation et la pédagogie des citoyens au quotidien, sur la gestion des déchets. Tant les industriels doivent s'y conformer, mais la grosse production est due à des ménages. « Il faut que nous allions petit à petit vers ce qu'on appelle le tri. Il faut que nous arrivions à identifier les matières plastiques, les bouteilles et autres. »

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