Congo-Kinshasa: Ronsard Malonda nouveau président de la CENI

Siège de la CENI à Kinshassa

En RDC, l'Assemblée nationale a entériné, hier jeudi 2 juillet, la désignation de Ronsard Malonda à la tête de la Commission électorale nationale indépendante, en remplacement de Corneille Naanga qui est en fin mandat.

Ronsard Malonda est présenté comme le candidat désigné des confessions religieuses, ce que rejette le secrétaire général de la CENCO, la Conférence épiscopale de la RDC. Pour l'abbé Donatien Nshole, l'église catholique, majoritaire en RDC, a déjà exprimé son refus de voir Ronsard Malonda prendre la tête de la CENI.

La candidature de Ronsard Malonda a été entérinée, hier jeudi, après une réunion, la veille, des confessions religieuses pour désigner le successeur de Corneille Naanga. Ancien secrétaire exécutif national de la CENI, l'intéressé a été plébiscité dans des conditions que dénonce le secrétaire général de la CENCO.

Selon l'abbé Donatien Nshole, le vote a été entaché d'irrégularités et l'église catholique n'acceptera jamais ce choix. Espérons que le chef de l'Etat ne prêtera foi à cette démarche irrégulière, ajoute l'abbé Nshole.

L'église catholique tout comme l'église protestante s'étaient déjà, toutes les deux, opposées à la candidature de Ronsard Malonda du fait de son appartenance à l'équipe sortante, marquée, selon ces deux confessions, par des anti-valeurs.

Pour certaines ONG, comme l'Asadho et l'Acaj, ce choix est une tricherie qu'il faut combattre.

Avant la plénière de l'assemblée nationale d'hier jeudi, les églises du réveil, les kimbanguistes et l'église orthodoxe ont fait une déclaration commune en réponse à l'homélie du 30 juin du cardinal Fridolin Ambogo. Ce jour-là, le prélat avait appelé le peuple à « se lever pour faire barrage à toutes les veillités qui n'ont comme unique objectif que de protéger les intérêts partisans...» Pour ces mouvements minoritaires, « la RDC n'a besoin ni de martyrs, ni d'un mouvement insurrectionnel ».

La nomination de Ronsard Malonda à la tête de la CENI doit être entérinée par le président Tshisekedi pour être effective.

En RDC toujours, les trois propositions de loi, initiées par les députés Garry Sakata et Aubin Minaku, sur la réforme de la justice ne seront plus traitées au cours de cette session parlementaire. Leur examen a été renvoyé, hier jeudi, à la session de septembre. Ces textes, portés par les députés du Front commun pour le Congo (FCC de Joseph Kabila), ont provoqué une levée de bouclier de la part du camp du président Tshisekedi. L'opposition et la société civile les ont également rejetées, les accusants d'instituer la subordination des magistrats au ministre de Justice.

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