Cote d'Ivoire: Cérémonie d'hommage aux soldats à Kafolo - Quand la non-prise de parole d'ADO intrigue

Cérémonie d'hommage suite à l' Attaque de Kafolo

Un peu moins d'un mois après l'attaque de Kafolo à la frontière avec le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire a rendu hommage à ses fils lâchement tués par des terroristes, le 11 juin dernier.

Au total, ils sont 13 militaires et un gendarme qui ont été décorés à titre posthume, hier, 2 juillet, par le ministre de la Défense, Hamed Bakayoko, au cours d'une cérémonie pleine d'émotions qui a connu la présence effective du président Alassane Dramane Ouattara (ADO).

Mais ce qui aura le plus retenu l'attention des uns et des autres, c'est l'absence de prise de parole du chef de l'Etat qui, jusque-là, ne s'est pas exprimé depuis les événements de Kafalo, pas plus qu'il ne l'a fait après les glissements de terrain qui auront coûté la vie à une quinzaine de personnes.

En tout cas, ADO, sans piper mot, s'est contenté de déposer une gerbe au pied de la stèle dédiée aux soldats morts pour la patrie. Pourquoi en a-t-il décidé ainsi ?

Difficile de répondre à cette question que beaucoup se posent encore en Côte d'Ivoire. Par contre, celui qui n'a pas été avare en parole, a été sans doute le chef d'Etat- major de l'Armée de terre, dont relevaient les 14 infortunés, qui, dans son oraison funèbre lue au camp militaire Gallieni d'Abidjan, a dénoncé « la barbarie de ceux qui, comme des vampires, s'abreuvent du sang ».

Envisager la mise en place d'une coalition sous-régionale contre le terrorisme

Rappelons que l'attaque de Kafalo intervient quatre ans après celle de Grand-Bassam, qui avait fait une vingtaine de victimes. C'est le lieu donc d'en appeler à la vigilance des autorités ivoiriennes qui, aujourd'hui plus qu'hier, doivent garder l'arme au pied.

Car, comme on le sait, les terroristes ne connaissent pas de frontières. Ils peuvent frapper partout et à n'importe quel moment.

C'est pourquoi il serait de bon aloi que les pays côtiers que sont la Côte d'ivoire, le Ghana, le Togo et le Bénin rejoignent les pays du G5 Sahel qui, depuis des années, se démènent comme de beaux diables sans être parvenus, jusque-là, à porter l'estocade à un ennemi dont la lâcheté le dispute à la perfidie.

En tout cas, il est une vérité connue de tous qu'aucun pays ne peut individuellement vaincre le terrorisme. C'est une guerre, pour ainsi dire, qui nécessite une synergie d'actions et une mutualisation des efforts.

Certes, en plus d'avoir renforcé la surveillance de ses frontières, la Côte d'Ivoire, quant à elle, consent déjà d'énormes efforts en ce sens qu'elle mène des opérations conjointes avec ses voisins que sont le Burkina et le Mali.

Mais au regard de la menace du péril, il faut aller au-delà en envisageant, au besoin, la mise en place d'une coalition sous-régionale contre le terrorisme . Car, comme on le sait, en la matière, aucun sacrifice n'est de trop.

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