Madagascar: Toamasina - Deux ex-militaires et un complice abattus

Coup de filet. Un gang a eu affaire aux forces d'intervention de la police (FIP) de Toamasina, avant-hier soir, vers 19 heures. Trois de ses membres, dont deux anciens éléments de l'Armée, sont morts criblés de balles au cours d'un violent échange de tirs .

Agissant sur base de renseignements, la police a été mise au parfum de la présence de la bande dans une maison à Barikadimy. Puissamment armés, les malfaiteurs se préparaient à attaquer un foyer du quartier, selon le commissaire Jules Rafaliarivo, commandant de la FIP.

Ils buvaient de l'alcool et fumaient du cannabis quand l'équipe a débarqué. Sur le moment, l'un d'entre eux a fait feu avec un fusil de calibre douze sur les forces de l'ordre. Heureusement le projectile est parti en l'air, sans faire de victime.

Démantelée

Frappés lors des rafales automatiques de la police, trois des bandits se sont retrouvés à terre. Les deux derniers se sont rapidement rendus mains.

Deux fusils ont été récupérés sur eux. Un artisan, leur fournisseur d'armes, s'est également fait arrêter dans les minutes suivantes. Un pistolet de fabrication artisanale a été saisi chez lui.

Un certain Jimmy, le dernier acolyte ,a pu s'enfuir. « Nous aurions pu l' attraper pendant l'opération, mais il a réussi à se glisser entre les mailles du filet.

Nous avons des informateurs maintenant partout. Nous l'arrêterons dès qu'il sera en vue. Le gang avait travaillé avec quelques sorciers », explique le commandant de la FIP, au téléphone.

D'après les informations judiciaires, les ex-militaires dans cette escouade démantelée avaient participé aux kidnappings signalés dans la ville de Toamasina. Ils ont été cités dans deux rapts et un meurtre dont le corps de la victime a récemment été retrouvé.

Les captifs ont avoué ce que leur équipe avait déjà perpétré. Une de leurs victimes, le frère du député de Vohémar, attaqué et blessé par balle au ventre, se trouve toujours à l'hôpital. C'est le hold-up le plus récent dont ils étaient les auteurs.

Certains d'entre ces brigands,âgés de 25 à 35 ans, ont déjà écopé de peines de prison ferme. Désœuvrés, ils ont récidivé dès leur libération.

Plus de: L'Express de Madagascar

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