Sénégal: Relance des économies des entreprises françaises en Afrique - Les 10 recommandations de l'institut montaigne

Pour la relance des économies, l'Institut Montaigne a formulé dix recommandations aux entreprises françaises présentes en Afrique. Parmi ces conseils, il y'a la réouverture rapide des vols vers et depuis l'Afrique..

Même si l'Union Européenne a décidé, pour l'instant, de ne pas rouvrir ses frontières à certains pays d'Afrique pour, dit-il, limiter la propagation du coronavirus, pour l'Institut Montaigne, la «réouverture rapide des vols vers et depuis l'Afrique pour raisons professionnelles en soutenant une étroite coordination intra-africaine du fait des escales fréquentes pour ces vols», devrait être encouragée pour la relance des entreprises françaises présentes en Afrique.

Dans une note intitulée «les entreprises françaises en Afrique face à la crise du covid-19» où il invite ces firmes à préparer l'après-crise et de relancer durablement les économies, le groupe de réflexion leur recommande «d'intégrer les risques liés à la crise du Covid-19 dans les conditions traditionnelles des ambassades et consulats français de rapatriement des ressortissants français», de «mettre en place une ligne de financements afin de soutenir les initiatives agricoles locales, accompagner l'agriculture vivrière et former des agriculteurs locaux pour en faire de véritables agri-entrepreneurs».

Il demande également aux entreprises françaises de «permettre aux ambassades d'encourager l'investissement, notamment français, dans des industries locales de production de masques, gants, visières et blouses dont pourraient bénéficier les entreprises implantées localement, d'envisager de faire de l'Afrique un espace supplémentaire de production de ce matériel permettant d'en diversifier l'approvisionnement pour les pays européens».

En effet, toujours dans ses recommandations de «gérer et lutter contre l'urgence», l'Institut Montaigne leur demande de «prévoir un mécanisme de garantie exceptionnelle post-crise abordable pour le lancement de projets déjà mûrs afin de dérisquer les investissements» et «d'orienter les financements existants français et européens en priorité vers les entreprises africaines et européennes, dont françaises, tout en accélérant le montage des projets par une simplification des procédures de passation de marché».

Pour l'Institut Montaigne, en ce qui concerne la relance durable des économies, des «impulsions doivent permettre un redémarrage durable de l'activité et des échanges». Il n'a pas manqué d'inviter les entreprises à «soutenir, via le pouvoir politique et les ambassades, les entreprises françaises implantées en Afrique pour les prémunir contre des politiques fiscales confiscatoires», à «prôner une plus grande formalisation de l'économie et une meilleure gouvernance par la digitalisation, que la crise a poussé certaines administrations africaines à adopter» et à cibler les investissements et les financements des bailleurs tels que l'AFD vers les secteurs énergétique, alimentaire et digital, et non seulement sur le secteur sanitaire, en donnant la priorité à une articulation public-privé rendant le risque acceptable pour les investisseurs».

Non sans conseiller aux entreprises françaises de «créer un poste de Commissaire européen à l'Afrique au sein de la Commission européenne, en proposant une réciprocité au niveau de l'Union africaine».

Plus de: Sud Quotidien

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